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6 avril 2007 5 06 /04 /avril /2007 02:26

J ai quitte Loja (Equateur) par le bus de nuit (3/4). Apres 4 h de panamericaine, on arrive au poste frontiere a 2h30 du matin. Il n y a personne a part les douaniers de service. Ca aurait pu aller tres vite ... mais, il y a une panne informatique ! On va attendre 1 heure entre fatigue, crachin et moustiques avant de traverser le pont vers le Perou.

On arrive a Piura a 6 heures du mat. Je devais avoir l air fatigue et vulnerable car un petit malin a tenter d embarquer mon petit sac (celui avec appareil photo et camera). Lui aussi devait etre a peine reveille car il n a pas tire assez fort pour me l arracher. Ca c est passe 5 min apres la descente du bus ! C est un bon rappel pour la securite ... Le vol est un phenomene plus que frequent et les touristes sont des proies faciles. Les Quebecois se sont fait voler par un pick pocket 2 jours apres notre separation, une fille du groupe s est fait voler son sac pendant qu on etait a la plage aux Galapagos, un couple a l hotel de Quito s est fait voler en 30 secondes d inattention, leurs passeports etaient rendu au commisariat avant eux (sans l argent !)... J aurai beaucoup de chance si j arrive a y echapper pendant le mois qui me reste !

A Piura, j ai revu la famille rencontree lors du vol Lima - Piura 2 semaines auparavant. Ce 5/4, je quitte Piura pour Chiclayo. Piura etait une ville tres chaude avec des rues sableuses. En bus, on traverse 200 km de desert (desert de Sechan) avec quelques villages miserables. Ca avait ete le meme paysage desertique lors du trajet Piura - Gayaquil (au nord), avec une transition tres brutale entre le Perou desertique et la plaine equatorienne plantee de bananeraies verdoyantes.  

Le desert de Sechan

A Chiclayo, je suis alle visiter le musee du "Seigneur de Sipam". C est une vielle civilisation (Mochicas) qui construisait ses pyramides en briques de terre. Aujourd hui il ne reste que d enormes monticules uses par l erosion (200 m * 200 m * 30 m).  Les pilleurs y travaillent depuis longtemps, mais les archeologues ont attendu 1987 pour trouver la tombe du seigneur de Sipam. A cote de la reconstitution de la tombe collective (le seigneur + 2 concubines + 1 enfant + 1 chef militaire + 1 garde + 2 lamas + 1 chien) sont exposes les nombreux bijoux de la parure royale. 

Monts de terre - vestiges de Sipam

L autre musee de la ville a une interessante collection de vases representant tous les aspects de la vie : de la conception a la mort, les dieux, les animaux ... A propos de dieux et de mort, demain Vendredi Saint est un jour tres ferie et meme les bus ne circulent pas (aujourd hui jeudi saint, c est deja ferie !). Pour ne pas rester bloque jusqu a samedi dans cette petite ville, je dois prendre le bus de nuit pour Cajamarca.

Parure du seigneur

Masque de cuivre dore

Ceramiques de toutes sortes

Un "quipu" qu on ne sait pas lire

Cajamarca se situe a 2800 m d altitude, il faisait donc frais quand nous sommes arrives a 4 h du matin, heureusement on pouvait rester somnoler dans le bus jusqu a 7 h. Encore une fois, la ville occupe le fond d une valle entouree de hautes collines. Elle est celebre pour la salle remplie d or pour la rancon de l empreur Inca Ataualpa Capac sournoisement capture pas Pizzaro. Il reste aussi les vestiges d anciennes civilisiations, mais les envahisseurs incas puis espagnols se sont fait un devoir de nettoyer le passe ...

Autour de la plaza de armas on trouve le vieux centre colonial avec de grandes maisons a portes de pierres et des eglises aux facades tres travaillees. A 10 metres de l eglise principale se trouve "el cuarto del rescate" : la fameuse salle. Elle mesure 6 m * 11 m et comme l Inca avait le bras long, la marque de hauteur est a 2.40 m : ca fait pres de 150 m3 d or !!! La rancon a ete payee mais l Inca sera quand meme ete execute (sur une dalle exposee dans la meme piece !). Sur la butte qui domine le centre se trouve "la chaise de l inca", ruine de l autel des sacrifices au dieu soleil.

                                                De grandes eglises

Des vieilles maisons coloniales 

La salle d or

Avec l or, Pizzaro est aux anges ... et l Inca au-dela ! 

 Aux alentours de la ville subsistent des vestiges interessants, il suffit de se laisser approcher par les  rabatteurs des nombreuses agences de la place centrale pour partir immediatement avec le flot de touristes. En ce long week end Pascal (jeudi a dimanche), de nombreux peruviens viennent prendre le frais et il y a foulle sur les sites historiques. On fait quelques kilometres dans la campagne pour atteindre les fenetres d Otuzco. Il y a 350 niches creusees dans la cendre volcanique sur une periode de - 1000 av a + 1000 ap JC pour recevoir les os des nobles. Evidement, les niches ont ete pillees depuis longtemps. La seconde sortie nous emmene 1000 metres plus haut vers d autres cendres volcaniques. A Cumbre Mayo, les indiens Chauvin ont creuse il y a 3000 ans, un canal d irrigation de 9 km et laisses au passage quelques graphitis sur la roche tendre. Aujourd hui, les enfants du secteur en tenue traditionnelle attendent les touristes un mouton dans les bras, pour la photo qui leur donnera 1 sol ...  

  Sur les hauteurs de la vallee, a 3500 metres ...

Les niches funeraires d Otuzco

Aqueduc avec reducteur de vitesse (3000 ans)

  Petite bergere Andine

Apres une trempette au baño del inca (source thermale),  je redescends sur la cote a Trujillo pour voir mes premieres pyramides (8/4). C est un petit voyage de descendre 3000 metres ! On passe des pentes abruptes enuagees a une vallee de plus en plus large et seche jusqu au desert de sable. Les elevages laitiers de Cajamarca sont remplaces par le riz au bord des rivieres et des cactus sur les pentes. En arrivant sur la plaine littorale, on retrouve le desert avec des dizaines de grands poulaillers alignes avant d arriver en ville. Trujillo est une vieille ville cotiere avec 800.000 habitants. Elle est connue pour ses ruines et une petite station balneaire.

Des cabanes perdues dans le sable

Le sable, c est bon pour les asperges !

Plaza de armas de Trujillo

Maisons autour de la Plaza

Beaucoup de taxis

L endroit etait occupe par les Moches (debut ere chretienne), puis les Chimus (900 ap JC) avant d etre envahi par les incas (14..) puis les espagnols (153.). Les Moches y ont construit 2 grandes pyramides de terre : la huaca del sol et la huaca de la luna. En fait, les deux pyramides etaient consacrees au dieu principal Ai Apaec. La pyramide du soleil est enorme mais fermee au public. La guide affirme qu elle faisait 120 m de haut ?! Les archeologues ont trouve 11 phases de construction !

Huaca del sol - 45 m au dessus du sable

Ai Apaec (amateur de sang)

La pyramide de la lune est plus petite et n a que 5 phases d agrandissement. Elle est ouverte au public mais les fouilles continuent pour degager le sable qui a envahi le site depuis 1500 ans. Grande surprise, les briques de terre et les peintures ont bien resiste au temps. Il faut dire qu a part El Nino, il pleut tres peu et c est l eau descendant des Andes qui permet les cultures au milieu du sable. El Nino etait deja un phenomene catastrophique : innondations, epidemies ... les sacrifices humains n y changeant rien, les moches ont demenage vers les montagnes.

Au sommet - le rocher des sacrifices (s il pleut trop !)

Bas-relief de la rampe d acces a la pyramide

Quelques siecles apres une nouvelle civilisation s installe : les Chimus. Ils construiront une vaste citee et les rois y construiront de grands palais (toujours en terre). Chaque roi devant construire le sien, il y reste des murs en ruine sur une grande superficie : la cite de Chan - Chan. On visite les ruines du palais du 8 eme roi. C est un vaste labyrinthe de murs de terre qui termine avec un grand bassin et la tombe du roi. Contrairement a Sipan, il est seul dans sa tombe ... mais entourre de 44 tombes de concubimes et soldats sacrifies a sa mort !

Dedale de couloirs du palais

Les idoles Chimus (tintin et l oreille cassee)

 Apres Trujillo, la prochaine etape est Lima 550 km plus au sud. J y serai demain soir (10/4) et il me faudra etre vigilant car j a eu plusieurs mises en garde par les peruviens... Pendant 500 km on descend le desert de la plaine cotiere. Les rivieres qui descendent des montagnes permettent la culture du riz, des tomates et des asperges. 

Race locale sans poils

Surfs en roseaux

 

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30 mars 2007 5 30 /03 /mars /2007 18:19

 La premiere etape en Equateur a ete Guayaquil, ville cotiere la plus importante de ce petit pays. Le fleuve est bodre d un grand parc bien amenage. Il y a quelques batiments interessants, mais je n ai rien vu d extraordinaire. J ai surtout aime les animaux du parc. Dans un vaste enclos il y avait quantite de tortues terrestres et aquatiques (carnivores). Il y a surtout pleins d iguanes verts qui cherchent leur nourriture dans les allees et qui grimpent dormir dans les arbres. Il sont si nombreux sur leur perchoir qu il vaut mieux eviter de s attarder en dessous ...

Apres les Galapagos, je vole a Quito (28/03). La capitale occupe le fond d une vallee a plus de 2.500 m d altitude. Le contraste est assez brutal : on est dans les nuages, il fait frais et j ai le souffle court pour marcher dans les rues en pentes (il n y a que ca !). Autre contraste interessant, la vie coute beaucoup moins cher que sur l ile : une chambre confortable avec petit dej vaut 10 $. Le centre historique est tres joli avec ses grandes maisons coloniales, de nombreuses eglises (bien travaillees) et d anciens monasteres. Une grande statue de la Vierge domine la ville du haut d une colline. Le pape Jean Paul II est venu a Quito en 1985. La cathedrale qui l a recu n a pas beaucoup avance depuis et c est amusant de voir les fers herisser les murs de beton.

 

Beaucoup d eglises et une grande protectrice

Sur les places : beaucoup de monde et de beaux batiments 

 

Le 29, je vais a "mitad del mundo". Dans l enceinte du site, je visite les pauvres pavillons equatorien et espagnol qui exposent quelques peintures. Le rez de chaussee du pavillon francais retrace la localisation de l equateur par l expedition de Mr De La Condamine commandee par le roi en 1750. L etage est une vitrine de la technologie francaise avec ariane et les images du satellite spot.  

Au centre du monde !

La France et l Equateur ... une vieille histoire

 

  En realite, ils se sont trompes de 240 metres... Erreur que n avaient pas comis les indiens qui ont construit un calendrier solaire exactement sous l equateur il y a pres de 1000 ans (a seulement 2 kilometres du site de 1750). Le soleil etant le principal dieu des incas, c est la recherche de l equateur qui les aurait pousser a etendre leur royaume depuis Cuzco, si haut vers le nord. Je suis arrive trop tard pour visiter le musee "touristes - nigauds" : aller voir l eau d un evier qui tourbillone differement selon qu on le place a 2 metres au nord ou 2 m au sud de l equateur ! L equinoxe de printemps c etait la semaine derniere, a midi l ombre etait verticale ...

 

 Aujourd hui encore, l ombre est encore tres petite

 

Le 31, je prends le bus pour Cuenca, citee historique a 9 heures au sud (vitesse moyenne du bus : 40 km/h !). C est une vieille ville fondee par les incas (Huayna Capac Inca est la star de la ville), et restructuree par les espagnols. Le musee historique a ete construit a cote des fondations des batiments ou etaient preparees les vierges pour le service de l Inca.

 

Raccoleuse la pub du musee !

 

 Le centre historique de la ville compte 12 eglises et en ce dimanche des rameaux, elles sont pleines. Apres la messe, les processions defilent dans les rues. A la porte des femmes tressent les palmes en petites oeuvres d art. Aux infos du soir, le journaliste explique que les palmiers utilises sont en voie de disparition ... Apres la chasse aux eglises et aux processions, je suis alle visiter un petit zoo avec toutes les betes terribles (mygales, serpents et grenouilles colorees) que nous n avons pas vu dans la foret. Grande deception, j ai appris que les piranhas qu on a peche etaient ... herbivores !

 

Tresseuse en herbe

Pour procession solennelle

 

Le 2/04 je continue sur Loja, derniere ville "importante" (au moins 20.000 hab !) avant de quitter le pays. Au debut la route Quito - Cuenca suit une large vallee assez prospere avec du maraichage, des serres et de grands troupeaux laitiers (50 vaches). Elle grimpe ensuite dans les collines plus pauvres avec une agriculture rudimentaire (petites parcelles de mais et quelques animaux). Comme Quito, Cuenca et Loja sont encerclees de hautes collines.

 

A la porte de Loja ...

... y a Don Quichotte le frappe !

 

Le 3/04 je fais l aller-retour a El cisne pour visiter le site de pelerinage. Il y a deux heures de bus dans les montagnes avant d arriver a ce village. On ne voit qu une chose : le sanctuaire bleu et blanc de La Virgen. Sur le parvis de l eglise, il y a beaucoup de marchands a se disputer les rares pelerins du jour. A 1 metre de la premiere marche les vendeuses de cierges attendent alignees sous leurs parasols. 

 

El Cisne au fond de la vallee

 La cathedrale perdue

Y a que l ambaras du choix.

 

 Ce soir (3/4) je prends le bus nocture pour retourner au Perou (Piura). J espere revoir la famille qui m a heberge a mon premier passage il y a 10 jours, puis descendre le pays jusqu a La Paz ou je dois etre avant le 3 mai (30 jours chrono). C en est fini de ce joli petit pays, mais j espere continuer a voir ces si charmantes tenues traditionnelles ...

 

Telle mere, telle fille ...

... et telle grand mere !

 

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24 mars 2007 6 24 /03 /mars /2007 22:32

Apres le bateau ("Beagle" : bras de mer a Ushuaia), le capitaine ( Fitz Roy : montagne patagonne), je suis aux iles qui ont rendu Darwin si celebre apres son tour du monde : les Galapagos et leur faune...

C est un archipel volcanique a 1 000 km du continent et 1 h 30 de vol. Avant l embarquement, tous les bagages sont scanes pour empecher l introduction d animaux ou de vegetaux sur l ile. A l arrivee on doit debourser 100 US $ de droit d entree. Le parc naturel couvre 95 % des terres et il y a une grande reserve marine pour reduire la peche. L aeroport est situe sur une petite ile dersertique. Apres 5 minutes de bus, on prend le bateau pour traverser 500 m de mer et arriver sur l ile de Santa Cruz. Il y a ensuite 40 km de route pour atteindre Puerto Ayora. L ile volcanique ressemble un peu a la Reunion : un pic au milieu de l ile et des pentes regulieres vers la mer avec une vegetation etagee. Sur les hauteurs vertes et humides on voit des forets et des prairies. Sur le littoral chaud et sec on trouve surtout de la lave couverte par de grands cactus et petits arbustes. La "capitale" est un village paisible qui vit par le tourisme.


Falaise - nichoirs

Forets de grands cactus sur anciennes coulees de lave


 Dans le port on voit d emblee une dizaine de pelicans qui paressent, des fregates qui planent extremement bien, des otaries qui cherchent le poisson dans les caisses des pecheurs et en bonus une petite raie qui se promene dans les 60 cm d eau du port ...


L otarie dans l ombre du pecheur

Pour le poisson, suivre le bec des pelicans !


La Fregate, planeur de grande envergure


 Apres un bain dans la mer tiede, j ai vu une dizaine d iguanes marins sur les rochers. A la sortie du village, les enormes tortues de la station de Darwin sont libres d acces et on descend dans leur parc pour les voir de tres pres ... Belle premiere journee !

Le deuxieme jour (25/03), c est plongee... Ici, c est une grosse industrie et certains payent plus de 3.500 $ pour passer une semaine en mer pour plonger. Le site est tres repute pour les requins marteau, les raies ... Je lacherai 120 $ pour 2 plongees consecutives aux Gordon Rocks : 3 petits rochers qui depassent de l eau et qui descendent a 35 m. Sur les rochers on voit quelques fous, des otaries qui dorment et quelques iguanes marins. Normalement il y a du courant entre les rochers, ce qui amene beaucoup de poissons. Premiere observation, meme sous l equateur l eau est froide ! En surface, elle depasse 25 degres mais a 20 m elle n est plus qu a 18 degres ! Les Galapagos sont a la jonction du courant froid de Humbolt et du courant chaud El Nino, et la on etait dans le courant froid ...


Archipel sous l influence de 2 courants marins

Pas de chance, le courant est faible et la visibilite seulement d une dizaine de metres. On trouve beaucoup de poissons, de grosses etoiles de mer et de coquillages le long de la paroi abrupte. On voit de loin quelques otaries puis une grosse tortue, une raie de pres d 1 m 50 d envergure et quelques requins. Le premier est un inoffensif pointe blanche d 1 m 20. On voit ensuite 3 petits requins marteau d 1 m 50. Si le courant avait ete plus fort, la visibilite aurait ete meilleures et surtout il y aurai eu plus de requins a se "reposer" dans la passe.

Pour le troisieme jour, je fais le (petit) tour de la baie. On commence par la "loberia" ou vivent quelques familles d otaries. Elles sont curieuses et viennent voir les baigneurs. En descendant sous l eau, elles suivent et virent dans tous les sens avec une agilite surprenante. Meme si elles ne jouent pas, ca a ete un bon moment de nager avec ces jolies betes ! La suite du tour manque d interet. On voit de loin des petits requins qui dorment au bord des rochers, puis on longe une falaise pour voir quelques oiseaux (fous). Pendant la pause dejeuner on verra passer 2 tortues et 3 belles raies...


Le fou a pattes bleues


La vie en ville est tranquille : regarder les escadrilles de fous piquer dans l eau, les fregates se chaparder en plein vol les morceaux de poisson, les otaries qui squattent les bateaux pour dormir ou chercher les iguanes marins sur les rochers ...


Iguanes terrestres - parc de Guayaquil


Iguane marin


Lions de mer a la sieste dans le port


Le 27, je visite la station Darwin qui tente de sauvegarder les especes locales en voie de disparition (tortues geantes et iguanes). Ils ont recence 14 especes de tortues endemiques. La plus menacee c est "Lonesome Geoge". Trouve il y a 30 ans, c est le dernier de son espece et il refuse depuis des annees les femelles d espece voisine qu on lui propose ...


Lonesome George - vedette mondiale !


C est un privilege de descendre librement dans le parc et voir de pres ces monstres de 100 ans et 200 kg. Les grosses tortues accessibles sont d anciens animaux de compagnie confisques et elles restent indifferentes aux masses de touristes qui passent chaque jour. Les animaux destines au repeuplement sont a l ecart, et ne doivent pas s habituer a l homme. Les oeufs sont incubes puis les jeunes sont eleves 5 ans avant d etre assez resistants pour etre relaches. Parallelement au repeuplement, des efforts importants sont faits pour exterminer ile par ile : chevres, cochons chiens errants et rats. Ces animaux apportes par l homme detruisent l habitat naturel ou mangent les oeufs et les juvemiles.


Juveniles de 3 ans - je donne ma chemise pour une petite !

Geochelone elephantopus : edente, court sur patte avec les genoux cagneux !


On ne doit pas toucher ni marcher sur leur "table"

Ce 28 mars, c est le vol retour vers Quito. J aurai aime rester plus longtemps, aller a l interieur des iles traquer les tortues sauvages, voir les volcans, retourner plonger avec otaries et requins... Mais il me reste moins de 40 jours pour traverser l Equateur et le Perou.
 
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19 mars 2007 1 19 /03 /mars /2007 04:29
 
Je quitte donc Manaus le 10/03 en compagnie des 2 quebecois. Le depart fut un peu precipite, nous etions a l heure (6 h 30) mais sans billets ! Heureusement, les transporteurs aiment vendre et on pourra embarquer. Apres 14 h de speed boat (660 km), on arrive assourdis a Tefe. Apres une nuit en ville, on part pour 4 jours dans la reserve de Mamiraua (11 au 15). Pendant toute la duree du sejour, nous serons pris en charge par Otavio, jeune biologiste tres sympa et competant (merci pour ses photos).
 
Mamiraua au coeur de l Amazonie
 
Le lodge est dans le ¨V¨ au milieu de la carte
  
La reserve couvre plus d 1.000.000 ha entre l Amazone et une autre grande riviere. Elle est geree par une association qui utilise l argent des touristes pour financer ses recherches scientifiques et participer au developpement des villages voisins. Le logde flottant comprend un batiment central, 5 bungalows et une "piscine" dans la riviere. Il y a du bruit toute la journee : les cris des singes hurleurs diurnes est remplace par le coissement des grenouilles la nuit. Le bain sous les etoiles a ete une mauvaise idee, pas a cause des piranhas ni des crocos qui chassent, mais a cause des moustiques tres voraces ! 
 
  
Bungalows tranquilles
 
La sieste : 12 h 30 a 15 h 30 
 
Voisins discrets ...
  
Et piscine collective !
 
Apres la sieste du midi, on est pret pour la promenade en bateau. On croise quelques caimans noirs paresseux et beaucoup de dauphins. Les dauphins gris ressemblent aux marins, mais les roses ne ressemblent a rien : ils ont une tete bossue, un dos tordu et un long bec fin ...On devine qu ils chassent lorsqu on voit un petit poisson sauter devant une vaguelette qui le suit.
 
Des dauphins roses bossus
 
Du bateau, on verra aussi quantite d oiseaux des rapaces, des aigrettes, des cormorans et des martins pecheurs plongeant, des petits perroquets verts et des rouge-bleus plus gros... Au laboratoire flottant du projet aquariophilie, on voit differents poissons commercialisables et un certain Electrophorus electricus a haute at-tension (decharge a 600 volts !). Pendant le trajet retour apres le coucher du soleil, plusieurs dizaines de sardines se jetent dans le bateau. A l avant, le guide au projecteur fait miroiter des dizaines d yeux rouges. Certains caimans aveugles laissent le bateau approcher a 3 m avant de s enfuir. Dans les safaris classiques, un guide local attrape un petit croco pour la photo souvenir.
 
Des caimans trop familiers pour etre honnetes ! 
 
Le second jour, nous partons pour le premier tour en foret. La jungle n est pas tres dense car chaque annee l eau monte et innonde toute la region (juin) avant de redescendre 10 m plus bas en assoiffant les poissons (decembre) ! (Il y a de tres bons documentaires qui montrent ca). Les arbres s adaptent avec une base tres elargie ou des racines aeriennes qui partent de tres haut. Il y a aussi beaucoup de lianes emellees qui descendent des hauteurs vers le sol. 
 
D enormes contreforts pour stabiliser l arbre
 
Des racines aeriennes a plus d 1 m du sol
 
Des lianes naturellement tressees
 
En ce qui concerne la faune, on entend partout les stridulations de grosses cigales et les cris des singes hurleurs. Au sol, on ecrase a chaque pas quelques uns des milliers de mille-pattes qui grouillent sous les feuilles. On verra brievement et de loin quelques paresseux avant qu ils disparaissent dans les feuilles. Le meilleur spectacle sera une famille de uacaris a face rouge et poils blancs (singe embleme de la reserve). Pas d animaux terribles : pas de fauves ni de serpents, juste un nid de grosses fourmis rouges ... Les animaux aussi doivent survivre a l innondation annuelle, les termites font donc leur gros nid dans les branches a plusieurs metres du sol, tandis que les fourmis rouges s assemblent en tas pour fomer des radeaux qui leur permettent de flotter jusqu a un autre arbre. La sortie nocturne permet de voir quelques enormes grenouilles couvertes de moustiques et des araignees de belle taille.
 
Uacari au teint rougeaud
 
Pendant que la cigale sa mue ...
 
... la fourmi travaille son nid
 
Grenouille a bon croit
 
Nous avons aussi eu la peche au piranha... C est tres biens pour les enfants : avant de jeter l hamecon, il faut barboter l eau pour attirer l attention des goinfres et attendre quelques minutes. En une heure, nous en prendrons chacun 3 ou 4 qui seront servi au repas suivant. Ils n ont pas beaucoup de gout, mais leurs petites dents pointues ne font pas rire.
 
Terreur d amazone !
 
Cote culturel, nous allons visiter un village partenaire de l association. Pas de huttes ni de plumes. Le village de 15 familles a sa chapelle et son ecole au milieu de l alignement de cases sur pilottis. Les familles cultivent le manioc et elevent quelques poules et vaches. L argent collectif paye l eclairage de la rue, la radio ... L argent prive permet d acheter la tv et l antenne parabolique pour regarder les feuilletons tres populaires, le loft et "a prendre ou a laisser" bresiliens (vive la mondialisation !). Les enfants ont d abord des meches blondes qui disparaissent avec l age. C est joli, dommage que ce soit le signe d une carence alimentraire !!!
  
Beaucoup d enfants dans le village
 
L indispensable four a manioc
 
Nous avons aussi eu des interventions sur l etude des jaguars de la reserve, et une interessante discution avec la responsable de l ecotourisme assez pessimiste sur l avenir de la foret. Je suis tres satisfait des 4 jours passes dans la reserve,mais a present il faut accelerer... Ce soir (16/03), nuit en bateau pour atteindre l aeroport le plus proche. Demain un petit vol d une heure nous emmenera a la frontiere du Bresil (Tabatinga), de la Colombie et du Perou. Je devrait passer au Perou demain soir et quitter cet ironique couple quebecois avec qui j ai le plaisir de voyager depuis Belem ...

La frontiere est une vraie passoire ou coule l amazone. Les barques qui traversent le fleuve font trois arrets : 1 dans chaque pays. On embarque et debarque librement dans les ports sans aucun controle. La separation entre Bresil et Colombie est si inexistante (3 plots devant un bureau ferme) qu on la franchi sans la voir. Je suis alle dormir du cote Peruvien (peu developpe !) apres un tour en Colombie. Aujourd hui (18/03), embarquement a 4 h 30 pour 11 h de speed boat assourdissant a destination d Iquitos, premiere ville peruvienne importante.   
 
Iquitos est une autre ville perdue dans la foret. Elle attire les touristes pour ses tours en foret et plus recement pour les trips shamaniques : aller fumer le melange des sorciers. Comme ca rapporte bien, les agences et les arnaqueurs se multiplient ... C est peut etre bien mais ca ne m interesse pas et apres 2 nuits a Iquitos, je m envole le 20/03 pour Lima puis Piura a la frontiere Equatorienne. L objectif est d aller rapidement en Equateur, etudier les possibilites d un sejour aux Galapagos... J espere passer la frontiere et etre fixe des demain soir. En attendant les iguanes, voici quelques specimens du parc zoologique de Belem (dedicasse speciale):
 
 Tortue pas pressee
 
"Vaca marina" a la sieste
 
Je suis a Guayaquil depuis 2 jours (plus grosse ville d Equateur). Ca a ete difficile, mais j ai pu me trouver un billet pour les Galapagos et j y serai demain midi (24/03) jusqu au 28, date du retour sur la capitale Quito. Je suis alle au parc et au lieu des habituels pigeons et poissons rouges, ici a grouille d iguanes et de tortues. Les iguanes sont partout : il faut faire attention de ne pas marcher sur ceux qui trainent au sol et il faut eviter le fientes de ceux qui dorment dans les arbres... Les tortues aussi sont exotiques : avec leur pattes griffues, leur queue a ecailles et leur gros cou muscle, elles me rapellent les tortues carnivores. C est une bonne preparation pour la suite ... 
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9 mars 2007 5 09 /03 /mars /2007 00:09
Le bateau quitte Belem le 2 mars en fin d apres midi, sous la nieme averse du jour. Drole de coincidence 1 h avant le depart, la sono du bord passe le vieux tube "Voyage voyage" (mais "Voulez-vous coucher avec moi ..." est internationnalement connue !). Le fret est stocke au premier niveau avec les hammacs "seconde classe" dans le vacarne de la machinerie. Au milieu on trouve les cuisines, les tables et les hammacs "premier classe" serres sur 3 rangees. Sur le pont superieur, la terrasse et le bar permettent de regarder entre averses et coups de soleil, les concerts a la TV ou le paysage . Vu les conditions penibles du voyage en hammac, je suis heureux d avoir choisi une "suite". Par chance (pour lui), celui avec qui j aurai du partager la cabine a prefere rester avec sa femme avec les enfants dans une autre cabine ... Un touriste qui avait choisi l option economique a fini malade apres 4 jours de hammac et de nourriture mediocre !

Bateau standard a 3 ponts
 
Doucement le matin et pas trop vite l apres midi ... et rien le soir !

Hammacs en tas (passagers "en vrac")

La journee commence a 6h30 par un coup sur la porte pour annoncer le petit dejeuner. Inutile de descendre apres 7 h 30 la table reservee aux cabines est deja desservie. Les passagers en hammac mangent ailleurs et moins bien. Ils attendent en file que le service en cours se termine pour s atabler a leur tour face au fleuve. A 11 h , c est l heure du dejeuner et le diner est servi a 19 h. Les 2 premiers repas etaient tres corrects, mais on a eu les memes plats de salade (lavee a l eau du fleuve), poulet et riz pendant 4 jours... c est bon pour la ligne mais pas pour le moral !

Evidement, le fleuve est tres large ! La foret semble tres dense et les premiers arbres s avancent dans l eau terreuse. On croise des dauphins (beaucoup moins vifs que ceux de mer), de gros cargos, des remorqueurs poussant de grandes barges et de nombreuxs bateaux de passagers puisqu il n y a pas de route pour aller a Manaus. 
 
Petit remorqueur pour grande barge
 
Beaucoup de maisons flottantes
 
Les rares villages ont souvent des scieries et les maisons isolees sur pilotis font de l elevage extensif (boeufs - chevaux). Apres un jour de pluie et une journee ensoleillee, on fait une journee de pause a Santarem (5/03), avant de repartir pour les 2 derniers jours.


Maron - Vert - Bleu

Plus de vaches - moins de forets et erosion des berges


La deforestation commence par une famille qui s installe et defriche son jardin, puis un terrain plus grand pour les vaches et chevaux. Lorsque les paturages sont asez grands l occupant achete un tracteur et c est le debut des cultures ... Du bateau je n ai vu que de tout petits paturages et 1 seul tracteur, mais a Santarem, l imposant treminal cerealier de Cargil indique qu il y a beaucoup de mais. Les scientifiques de la reserve nous rassurent que pour l etat d amazonie, la protection est assez bonne (50 % du terrain doit rester en foret), mais la loi est facile a contourner. Pour les etats voisins, sous la pression de gros groupes agroalimentaires, la deforestation est plus forte pour produire du soja qui epuise les sols mais rapporte a court terme des devises pour rembourser la dette du pays.


 Les animations sont les courtes escales et les abordages de pirogues des camelots qui harponnent le bateau pour monter vendre crevettes et coeurs de palmistes. C est impressionnant de voir le pagayeur ramer a fond pour donner un peu de vitesse et permettre a son coequipier de crocheter un des pneus de protection du bateau. Si ca marche, la pirogue accelere d un coup et embarque une grosse quantite d eau. Les gamins se contentent de surfer les vagues dans le sillage du bateau.
 
 

Abordage sauvage des vendeurs a la sauvette

A plusieurs reprise, le bateau traverse des secteurs ou l eau change tres brutalement de couleur. L Amazone maron a beaucoup de sediments, les rios plus calmes ont des eaux noires et plus acides avec la decomposition des feuilles.
 

Amazone (maron) contre Rio Madera (noir)

Parmi les touristes du bord se trouvent un couple de sud africains et une paire de quebecois. Ca fait plaisir de trouver des francophones ! Certes ils sont un peu "taquins" et ils utilisent beaucoup de mots d eglise dans leurs expressions (tabernacle ...), mais il me laissent gagner au backgamon ... A cause d eux (et de leur livre pour apprendre a jouer), j ai enfin sorti l harmonica que je trainai depuis la Reunion.  

Comme prevu, la croisiere a dure 5 jours et nous sommes arrives mercredi soir au port de Manaus. Cette ville perdue dans la foret et inaccessible par route a plus de 2.000.000 d habitants ! Ca fait une grosse tache dans "le poumon" de la terre ! On passe deux jours pour choisir une agence "propre" pour aller en foret. Les parcs "touristiques" avec animaux nourris et semi appriovoises sont assez bon marche, mais l ecolo nordique prefere (a juste titre) payer un peu plus pour une vraie reserve. Les "touristes" qui revenaient de la reserve etaient aussi beaucoup plus enthousiastes que ceux qui revenaient des safaris basiques autour de Manaus.

J ai aussi passe beaucoup de temps a la recherche de medicaments. Tous les guides insistent sur la necessite d un traitement anti paludique dans le secteur, mais le consulat de France n est pas au courant (!!) et il est extremement difficile de trouver les produits en pharmacie. Suivant le conseil des pharmaciens, je vais a l hopital tropical ou 4 charmantes stagiaires m expliquent pendant 1 heure qu il ne faut pas prendre de medicaments et que l insecticide suffit... Je les ai bien ecoute mais en reprennant mes recherches je me suis enfin trouve une boite de pillules (presque perimee) un peu plus tard pour partir sereinement.
 
 
 
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28 février 2007 3 28 /02 /février /2007 23:29
Rio c etait tres tres bien mais apres 4 jours il est temps de repartir. Je prends le bus pour Belo Horizonte ce 22/02. Je n ai pas vu grand chose de la ville puisque je suis tres vite reparti pour un petit village classe : Ouro Preto. Je n ai pas bien saisi les subtilites du nom et les explications des visites, mais ca semble etre un haut lieux historique et une region autrefois tres riche. Les mines de la region (etat du Minas Gerais) permettaient d y battre la monaie. Il y a aussi l ecole des mines bresilienne et beaucoup d eglises signe d une grandeur passee ... Aujourd hui c est une destination touristique et la ville est pleine de bijouteries et restos.

Ouro Preto - "vieilles" pierres dans les collines

Place centrale - hotel de ville impressionnant pour un "bled"

Escale de 2 jours (Ouro Preto) puis nuit en bus pour Brasilia (24 au 25 /02). La capitale du president Kubitschek et de l architecte Neimeyer est un "oiseau" centre sur une artere principale. L avenue est tres longue et peu garnie. Elle commence a la gare ferro-routiere (rudimentaire), puis 2 km de boulevards au milieu de vastes espaces verts avant d arriver aux premiers parkings et batiments (stades).

L avenue principale de la capitale : perdu dans la verdure !

  L antenne TV qui domine le terminal des bus urbains marque le debut de la zone construite. Viennent ensuite la celebre cathedrale, les buildings ministeriels de part et d autre jusqu a la place des 3 pouvoirs qui termine l avenue (chambres deputes et senateurs - palais presidentiel - haute court de justice).

Plan global de Brasilia (gare routiere au sommet de l artere verte)

L "ame" du centre : la cathedrale, les minsisteres et les 3 pouvoirs au fond

Dans la cathedrale, les anges passent ...

On m avait deconseille cette escale car il y a assez peu de choses a voir et les plages de Salvador de Bahia auraient ete plus sympathiques ! C est quand meme une etape interressante : c est tres etrange de voir le centre nevralgique d un aussi grand pays completement "vide". C est une ville de fonctionnaires qui est inerte le dimanche ! Elle est tres fonctionnelle, je pense que la circulation y est toujours fluide et la communication doit etre bonne avec 17 batiments ministeriels alignes a quelques metres du senat, des deputes et du palais presidentiel. Le dimanche c est portes ouvertes alors j ai suivi la visite des amphitheatres des deputes et senateurs... (qui viennent de voter la reduction de la majorite penale de 18 a 16 ans - ca doit etre 13/14 ans en France !)

Des ministeres en ordre ... 10 d un cote, 7 + la cathedrale de l autre

Coupoule de droite : deputes, coupole de gauche : senat et tours en vis a vis

Jusqu a 11 h, les boulevards etaient vides et je n ai rencontre de l animation qu autour des 2 eglises et de la gare de bus. C est une ville completement artificielle qui me semble trop diluee, ou tous les deplacements doivent se faire en voiture ... L aller retour sur l avenue a ete vite fait et j etais heureux de pouvoir repartir le jour meme. Arrive au petit matin apres une nuit de bus, j en reprends pour 33 h et 2000 km a destination de Belem (25 a 27/02).

Belem est une belle ville, sur le fleuve Para juste a cote de l Amazone. Elle a fait fortune a l epoque du caoutchouc et on trouve de jolis vieux batiments. Pour moi, c est surtout le port d embarquement a destination de Manaus au coeur de l amazonie. Le depart est prevu vendredi 2/03 pour 5 jours de croisiere...  enfin du repos !!!

Les "corpsmorant" d ici sont des vautours !

Le Para - pluie ...

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12 février 2007 1 12 /02 /février /2007 23:07

Le BRESIL ... Carnaval, Sao Paulo, Rio, Brasilia, Copacabana, Amazonie ... programme charge !

Pour commencer, je retourne voir les chutes du cote bresilien. La vue est moins bonne alors ils font un effort particulier pour creer des animations. Il y a encore des papillons des lezards et des coatis, mais j ai surtout vu ma premiere mygale et une famille de peroquets.

Iguazu vu du cote bresilien ...

Belle bete !

Iguazu se trouve au confin des trois pays et en moins d une demis heure on peut passer 2 frontieres. En fait les douaniers ne controlent les passeports que si l on reste plus d une journee. Il suffit de traverser un autre "pont de l amitie" pour passer a la ville franche de Ciudade del Este au Paraguay. C est un enorme bazard de gadgets asiatiques, de CD et DVD pirates et de vetements mal imites. Apres un nouveau tampon et 2 h de cette agitation, je retourne au Bresil.

Ciudade del Este - un bazard asiatique au milieu de l amazonie.

L apres midi, je vais visiter le barrage d Itaipu sur le Parana. Ce barrage de 1977 est le plus grand jusqu a ce que les chinois finnissent le leur. Il fait 200 m de haut, 7 km de long et le lac de retenue plus de 150 km. Il a ete finance par le Bresil et le Paraguay et les 20 turbines fournissent respectivement 25 % et 90 % de l electricite de ces 2 pays ! On n a pas eu droit a la visite interieure, mais avec plus de 10 bus pour la 4 eme visite de la journee ca se comprend ! De toute facon, le spectacle est le rugissement des flots du trop plein.

Cote turbines, ca ronronne ... 

Cote trop plein, il reste du potentiel !

Etant en avance pour le carnaval, je fais une etape pres de Curitiba pour descendre sur la cote en train touristique (10 au 14/02). La ville de Paranagua est une jolie vieille ville qui cache un port important au milieu de la Mangrove. De la ville on ne voit rien, mais le bulletin hebdomadaire indique que plus de la moitie des plages sont en permanence impropres a la baignade. 

Paranagua - bourgade tranquille.

Je vais passer une journee sur l "Ila do Mel" pour travailler mon bronzage (13/02). Du bateau on voit entre les ilots de mangrove les cargos a quai. Il y en avait jusqu a 8 au large... pas etonnant que l eau soit polluee et qu il y avait tant de poissons creves sur la seule plage declaree "propre"...   

Ila do Mel

Jamais vu autant de poissons creves, trop pour se baigner !

Ce week end meme pour une petite ville, c etait la derniere repetition avant le carnaval. Le char a musique entrainait plein de filles qui n en sont pas et qui dansent avec leur biere ... Au moins le spectacle etait gratuit !

Si elle met les tenues que j ai vu ... y a plus de fete !

Le passage au Bresil marque surtout la fin de la tranquilite. Le Chili et l Argentine sont des pays sans gros risques. La frontiere passee, la TV change et les faits divers du moment sont un gosse ecrase par la voiture de ses parents braquee par des voyoux (samedi) et l arrestation musclee d un gang avec grosse fusillade et plus de 20 impacts sur le 4 *4 ... Autant dire que je n etais pas rassure d arriver a Sao Paulo a 23 h (14/02), et le premier hotel a ete le bon ! Depuis j ai vu assez de clochards de tous ages pour ne pas m amuser pas a sortir le soir ! L apres midi dans le parc de la "pinacotheque", il y avait aussi beaucoup de dames seules (a cet age ce sont des dames !), mais le parc fermant a 18 h, je pense qu elles rentrent regarder les telenovelas ou les evangelistes !  

"Sem titulo" - (une ferraille dans l hebre, j ai deja vu ca !) 

Il est temps de penser aux choses serieuses ... J ai pu trouver le matin meme un billet pour le defile d inauguration du carnaval (16/02). Le carnaval de Sao Paulo est tres bien organise et se limite aux 550 m de la piste du sambadrome (pas de defile de rue). J arrive tres tot a 19 h pour un debut programme a 22 h. Dans les tribunes populaires les premiers rangs sont deja garnis mais dans la tribune touristique, on sera tres peu jusqu a 23 h. Le premier prix est de 40 reais (15 euros), mais pour le gratin du bord de piste qui s offre le costume et le defile avec le groupe de son choix, le prix depasse les 1000 reais (400 E). 

 De gros chars garnis pousses par 15 a 20 hommes

Le defile des 7 ecoles de samba commence a 23 h 30. Il y a d abord une equipe de gros bras qui ouvre la mache avec 20 m d avance sur les artistes. Le premier groupe qui devance le char a une choregraphie travaillee et notee. Il y a ensuite environ 6 chars qui se suivent a 100 metres avec entre 5 a 6 groupes (plus de 80 personnes chacun) de costumes differents. Le costumes sont originaux mais il n y a plus de choregraphie, juste les pas de bases pour s amuser et saluer le public. Les groupes sont cadres et ca permet d integrer ceux qui se sont offert leur place dans le defile. De temps en temps on trouve un roi et une reine avec plus de plumes et d espace que les autres. Les belles peu vetues sont seules et tres courtisees par les cameras ...

Les groupes a theme - flou artistique

Lorsque le premier groupe entre en piste, le chrono est declanche. 20 minutes apres il passe sous le portique TV et devant le 3 eme point de jury (36 juges dans leurs tours sur le parcours !) et je commence a voir quelquechose !!! Il faut encore 10 min pour qu il arrive au bout des 550 m de piste. Le dernier groupe entre en piste alors que le premier en sort. Le temps de passage d une ecole est fixe a 1 heure. Chaque ecole defile avec sa propre chanson que le public apprends en quelques minutes et qui va passer en boucle pendant 1 heure. A la fin du cortege on trouve la "fanfare" d une centaine de personnes. Les percussions grondent en rythme avec un air qui n a rien a voir avec la musique officielle du groupe. Apres les derniers danseurs suit toujours un camion du SAMU (!) et une equipe de 30 balayeurs pour nettoyer rapidement la piste pour le groupe suivant. 

Jolies filles a plumes

En commencant a 23 h 30, le defile s est acheve au petit matin (7 h). Parmis la foule qui va au metro, on trouve les danseurs avec leurs costumes sous le bras. Les chars et les milliers de costumes doivent demander des mois de travail, juste pour 30 minutes d exhibition ...  A Sao Paulo, il y aura encore 2 autres defiles mais avec d autres groupes.

Au petit matin : derniers danseurs, SAMU et nettoyeurs

C etait tres bien !!! Je pars demain pour Rio (18/02) et j essaye de me trouver une place pour le defile de cloture ... 

En arrivant a la gare routiere, je me fais harponne par une dame qui loue des chambres. En negociant un peu, le prix de la chambre tombe a 55 US $ alors qu il est de 70 a 80 $ / jour pour un dortoir de 4 dans une auberge de jeunesse ! L appartement face a un parc, est a 200 m de la plage et par chance, il n y aura pas d autre locataire pendant les 4 jours. J etais a Ipanema, meme decor que Copacabana mais 1 km plus loin. Il y a des kilometres de sable blanc mais avec enormement de monde. Il fait tres chaud (35 a 40 degres) et l eau sale parait froide (plein de bouts de papiers et plastiques). En fin d apres midi les masses bougent (biere a la main) vers les petits defiles de quartier qui etouffent la circulation auto. A 18 heures, la plage est jonchee de coco vides et des plastiques laisses sur place (ca cree de l emploi !). J ai evite les restos, les bars, les glaciers et les supermarches avec leurs longues files d attente.

La plage d Ipanema

 Copacabana - pain de sucre au bord droit

 2 reais pour la photo

J ai parcouru les 10 km de plage, il y a du beau monde, des chateaux de sable et des pecheurs sur les rochers. Ce qui marque en ville ce sont les collines rocheuses abruptes qui empechent l urbanisation. Les quartiers communiquent par tunels. La ville est assez jolie ceinturee par les favelas qui s accrochent aux pentes. La ballade au Cordovado et au Pao de Azucar est incontournable. C est normal, on a une superbe vue sur toute la baie.

Le Corcovado - Cristo Redentor

Le Pain de Sucre, Botafogo et la baie de Rio vu du Cordovado 

Le Pain de Sucre de plus pres

Urbanisme contrarie par la topographie

Cordovado vu du pain de sucre 

Cote carnaval, rien a voir avec Sao Paulo. Ici ca se passe en ville et les chars sont prepares sur le boulevard a cote du public. Il y a des tribunes libres pour voir le defile avant l entree en piste. Le prix etant trop eleve pour mon budget, je me suis contente des coulisses et d un concert a cote du sambodrome. On voyait les feux d artifice d entree des groupes, l helico filmer au dessus de nos tetes des images qu on regardait en direct a la TV... 

 Char classique

ou plus "engage" 

Rio c etait tres tres bien mais apres 4 jours il est temps de repartir. Je prends le bus pour Belo Horizonte ce 22/02. Escale de 2 jours (Ouro Preto) puis nuit en bus pour Brasilia (24 au 25 /02). La capitale du president Kubitchek et de l architecte Neimyer est "un oiseau" centre sur une artere principale. L avenue est tres longue et peu garnie. Elle commence a la gare routiere (rudimentaire), puis 2 km de boulevards dans des friches avant d arriver aux premiers batiments (stades). Il y a ensuite l antenne TV qui domine le terminal des bus urbains. Un peu plus bas, c est la celebre cathedrale et les buildings ministeriels de part et d autre jusqu a la place des 3 pouvoirs : chambres deputes et senateurs - palais presidentiel - Haute court de justice. L aller retour de l avenue a ete vite fait et j en reprends pour 2000 km et 33 h de bus a destination de Belem (25/02).   

Deforestation ? Seulement sur 65 ans !

Semaine bresilienne

 

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6 février 2007 2 06 /02 /février /2007 20:59

Une nouvelle nuit de bus (01/02) pour parcourir les quelques 1400 km jusqu a la capitale Buenos Aires. Le paysage change completement, la Patagonie se subsitute a la Pampa et les paturages jaunes et pauvres sont remplacees par des champs verts et gras de paturages, de mais ou de soja. Les quelques buissons patagons sont aussi remplaces par des bosquets du genre Beauce. La temperature aussi grimpe a 30/35 deg.

Buenos Aires doit regrouper pres de la moitie de la population du pays avec pres de 20.000.000 habitants. Le centre ville est tres agreable avec des immeubles de style ancien et des tours modernes pas trop hautes. J ai bien aime les darses du port renovees en zone touristique et les grands espaces verts du centre ville. L avenue 9 de Julio (le 25 de mayo est aussi tres celebre) est la plus large du monde avec 130 m et 2 * (6 + 3) voies de circulation auto et 4 bandes pietonnes ! Je suis aussi alle du cote de la Boca (football), voir la tombe d Evita, mais je n ai pas eu le courage d aller voir un spectacle de tango au cabaret.

Les anciens docks rehabilites en zone touristique
Un Obelix au milieu de 18 voies de l avenue 9 juillet
Argentine : Gardel (tango) - Evita (politique) - Maradona (?!)

Heros tombes aux Malvines
 

Touche par les anglais...

 

Je me suis echappe pour deux journees a l exterieur. Une pour traverser le Rio de la plata (plutot marron qu argent !) et passer quelques heures dans la citee urugayenne de Colonia. Il faut 1 heure de bateau rapide pour traverser l embouchure du fleuve. De l autre cote, tout est calme. Le bourg est joli mais ne demande que quelques heures pour sillonner tout le quartier ancien. Je dispose de 2 heures pour jouer dans l eau tiede et terreuse du rio avant la navette du soir.

Rio de la Plata - cote Uruguay

Joli et tres calme... surtout pour les loueurs de scooters !


Je suis aussi alle a Tigre. Je suis persuade d avoir vu un reportage de Thalassa sur ce quartier. A 50 km de la capitale, le fleuve Parana forme un vaste delta ou les petits rios isolent de nombreuses iles. Le centre ville est tres touristique et l eau y est polluee. Le musee de la marine est interressant avec quantites de maquettes et d objets anciens. Il y a aussi  des obus et canons de tous calibres (meme un exocet !), des torpilles et la cabine d un "aviso" touche par les anglais avec la liste des victimes de nos voisins...

Le retour en bateau permet de decouvrir une banlieue tres sympathique, les proprietes sont grandes, vertes et boisees. Devant chaque maison se trouve un ponton et les gens prennent le bain ou le soleil en famille... C est tres "cool", les adultes bronzent, les gosses pataugent, il y a meme une epicerie ambulante !

Les autres maisons etaient trop modernes

Les caisses rouges c est coca, les bleues c est la biere Quilmes !

 

Apres 4 jours sur la capitale, il est temps de passer a la suite. Une nouvelle nuit en bus pour remonter de 1000 km. Au matin (07/02) j arrive a Possadas, capitale de la region de Missiones. Cette fois, c est la jungle tropicale. Le bus suivant me depose a San Ignacio (...) ou se trouve la plus importante des anciennes missions jesuites. Il reste des ruines assez bien conservees, mais apres Angkor... Elles ont plus un interet historique qu achitectural ! Les jesuites ont fondes ces missions vers 1600 et c est la premiere fois que les indiens (Guaranis) n etaient pas traites en simples esclaves bon marche. Ils ont d abord du se defendre des raids des chasseurs d esclaves portugais. En 1750 tout va bien, il y a 30 missions qui regroupent chacune 4.000 a 15.000 indiens et qui produisent de l agriculture, des textiles... C est trop beau pour durer et un traite royal ordonne la fin des missions, les indiens retournent en foret ... et moi je repars.

Plus de 4.000 indiens dans les baraquement jesuites

Patrimoine culturel mondial mais peu spectaculaire

 

L ultime etape Argentine est Iguazu (7 au 9 fev). Je ne connaissais pas avant mais c est l une des plus belle chute d eau (mieux qu a la Reunion !). Le rio et les chutes d Iguazu determinent la frontiere entre le Bresil et l Argentine. Du cote argentin, le site est plus accessible et la vue superbe. Il faut une petite journee pour faire le tour de tous les points de vue (il y aurait 270 chutes!). C est simplement de l eau qui tombe ... mais en quantite !

La photo coupe la moitie et ne rend rien du vacarne des flots

Autres cascades

Une derniere ...

Les activites proposees sont la douche en bateau au pied des chutes, la balade en petit train et la balade "decouverte ecologique" en gros camion 4 * 4. Je me suis contente de marcher et j ai vu des tas de beaux gros papillons colores, 1 petit croco, des lezards longs comme le bras, des toucans, des fournis de 2 cm et une famille de coati (cousin du lemurien) occuppee a faire les poubelles.

Un coati a table.

Un beau, gros papillon farouche que j ai eu a l usure !


Demain 9 fevrier, je pars au Bresil. Je ferai un saut de quelques heures a la ville franche du Paraguay avant de revenir pour un long sejour au Bresil... Jusqu a present mon español suffisait, ca va sans doute etre plus dur en Portugais !

Histoire d O ... Mr Bidet n y avait pas pense !!!

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15 janvier 2007 1 15 /01 /janvier /2007 17:15
 Que de temps perdu ! 4 jours a tourner dans Ushuaia pour attendre un bus... L auberge backpacker etait saturee d israeliens tout juste liberes des 2 ans (filles) ou 3 ans (garcons) de service militaire obligatoire. C est la coutume apres le service de decompresser par un long voyage a l etranger. Pour eux, l etranger se limite aux pays qui les acceptent ! J en avais rencontre 1 en asie, ici il y en avait partout ... Ils sont tres tres biens pour d anciens conscrits : je ne sais pas combien de temps j aurai pu rester au milieu de 30 "bidasses" francais de 25 ans en vacances ! Il y avait aussi un prof de philo toulousain en vacances prolongees... si je trouve un chanteur exile je le ramene pour qu il paye ses impots !


On dirait la Suisse il y a du bon chocolat ... la mer et Evita en plus

Pour occuper le temps je me suis interesse a l achat eventuel d une voiture. Il y en a beaucoup a vendre dans cette zone franche et apres 5 ans, la voiture est "libre" de circuler avec une assurance de base qui couvre tous les pays limitrophes (presque toute l amerique latine !). Les prix etaient corects et il y avait juste le probleme de l adresse a regler. Si je n avais pas ete aussi presse de partir, j aurai tente le coup...


Un 69 bien sympathique ...

De retour au Chili, les prix sont bien plus interessants : un enorme 4*4 Chevrolet propre, avec un coffre capable de loge un matelas 2 places se vend 3.000 euros ! Mais ... il faut justifier d une adresse dans la ville depuis 5 ans ! En plus les pays limitrophes c est seulement l Argentine car les boliviens sont un peu rancuniers de la guerre et des terres perdues il y a plus d un siecle ...


Chevrolet... j en reve la nuit : 3.000 euros le monstre !!!
 

A present je suis pret a repartir en balade. Premiere sortie a la pinguinera Otway. La plaine au bord de mer est fouetee par le vent. Ca ne gene ni les Nandus (petite autruche locale), ni les Guanacos (lamas sauvages). A present les poussins ont grandi, sortent des terriers et commencent a perdre leur duvet. C est assez surprenant de voir les terriers a plus de 500 m du rivage. Je n ai pas vu la marche de l empreur, mais celle du pinguin avec son dandinement est tres drole ...

Sur la greve a se secher apres la peche


Au terrier - petit au duvet


Le 17/01, il faut un peu plus de 3 heures pour parcourir les 250 km de plaine entre Punta Arenas et Puerto Natales. Le trajet est monotone : encore des plaines, des lacs et des moutons, des lamas et des autruches dans la prairie jaune. J ai quand meme eu la chance de voir mes premiers condors (4) planer en rond ...

5 km entre 2 exploitations, ca fait 2.500 ha !

Arrive a 11h30, je repars apres quelques achats alimentaires pour le parc Torres del  Paine. Il faut 2 heures pour arriver au poste d entree. Dans le parc il y a de nombreux lacs et etangs, des dizaines de guanacos et de nandus qui paturent l herbe qui pousse apres l incendie de l an dernier qui a ravage une partie du parc. Ce qu on remarque surtout ce sont les "Cornes" del Paine : 2 pics jumeaux au tronc blanc et a la tete noire plus resistante a l erosion. Ces cornes sont aussi connues comme l embleme de la cerveza "Australe". Apres le bus, c est la navette pour traverser le lac Pheoe a l eau bleu-verte.


Petite croisiere avec vue degagee sur les "Cornes"

Camping - epicerie et meme un terrain de foot ! 
 
De l autre cote du lac, il est temps de monter la tente pour se mettre assez vite a l abri. Les campings sont assez nombreux avec petite epicerie et meme des douches chaudes. Le 18/01, c est parti pour le grand tour de 95 km. Je suis tres fier de l avoir boucle en 4 jours ce qui fait plus de 20 km/j avec 15 kg sur le dos... Je vous epargne les details physiques de pieds abimes et d epaules coubaturees, ma seule crainte etait le temps et il est reste correct.
Le premier jours est la remontee du lac vers la seconde attraction du parc : le glacier Grey. On grimpe les collines de rochers lisses par d anciennes glaces. Viennent ensuite les premiers glacons qui derivent puis la vue d ensemble du front du glacier. Ce monstre fait plus de 20 m au dessus de l eau, 4 a 5 km de large et pres de 20 km de long ! Les icebergs qui s en detachent sont bien plus gros que les bateaux qui promenent les touristes. Vu d assez pres, les glaces sont d un tres joli bleu clair ... 

Le Grey glacier - 4 a 5 km de large d apres la carte ...
 
Le deuxieme jour, c est le passage du col a 1200 m. Classe "grande difficulte", a ne pas faire seul, a commencer tot dans la journee ... il n a rien de technique, et les passages boueux plus loin sont bien plus penibles que l ascension ! Du col, j ai eu la chance d avoir une vue tres degagee sur la partie haute du glacier. 

L amont du glacier

Le troisieme jour n a rien de particulier. On descend la vallee en traversant de grandes prairies couvertes de milliers de margerites. Il faut aussi eviter de s enfoncer dans les flaques de boue. Comme c est assez plat, j avale 28 km dans la journee. Le soir, les pieds "fument" dans les chaussures !


Troisieme jour - paturage blancs de margerites.

Fleur de Notro (arbuste typique)


J arrive a la seconde partie du circuit classique le "W" qui consiste a remonter 2 vallees avant de finir le tour. Pas de chance, le ciel est bien charge au 4 eme matin. Je prefere finir le tour plutot que d aller me fourvoyer dans une vallee nuageuse. A 14 h, la seconde vallee est aussi couverte et le temps plus menacant. A 18 h en attendant le bateau pour rentrer on se prend la premiere averse ... aucun regret de partir !!!

Le 22/01 est une journee de repos a Puerto Natales. Ancienne base militaire au fond d un fjord, c est une ville tres calme qui vit du tourisme. A part d enormes coquilles de moules et une colonnie de cygnes a col noir, je n ai vu que de gargantuesques steacks de saumon...  J ai ete surpris d entendre de la musique francaise a plusieurs reprises sur la FM, il est aussi facile de rencontrer des compatriotes et de nombreux locaux ont quelques notions de langue.  

 A Puerto Natales - ils tagguent les arbres !!!

Le 23/01 depart pour El Calafate, base des visites pour le Perito Moreno et le mont Fitz Roy. Il fait un temps mediocre, j espere que ca va rapidement changer ... Ca a change ! Le 24, visite au glacier Perito Moreno. C est un beau glacier de 300 km2, plus petit que son voisin geant Uspalla de 900 km2, mais tres actif et celebre pour ses fractures tous les 4 ans. La derniere date de 2004, en ce moment le glacier bouche le passage et l eau de la riviere passe par un petit tunel. Je pense que la prochaine fracture est proche... En attendant, on s est contente de regarder les ecailles de glace tomber bruyament dans l eau, decouvrant des pans de glace bleutee.


Le front du Perito - spectacle grandiose ...
 
Le glacier s ecrase sur la rive
 
Fait d hiver : 32 personnes refroidies par glacons !

Apres El Calafate, je vais au parc d El Chalten au pied du Fitz Roy. Par beau temps, on voit le pic depuis la ville mais il faut plus de 3 h de bus pour contourner les 2 grands lacs Argentino et Viedma ... El Chalten est un petit village qui se donne le titre de "capitale du trekking" ! En fait, les sentiers sont vraiment balises que pour un parcours d une journee !!!

Le Fitz Roy (3.000 m) et le pic Poincenot a gauche.

Cette fois encore je me suis force avec 2 journees de 8 et 10 h de marche (il fait jour de 6 a 22 h). Le premier jour, belle balade en marge de sentiers traditionnels avec du hors pistes dans la zone "difficile" soumise a autorisation (1 passage de riviere avec corde). Sur les hauteurs rocheuses, j ai eu la chance de trouver quelques fossiles mais de mauvaise qualite (amonites?). Le second jour, je pars tot sur les sentiers classiques. Le matin, le bois grouille de lievres et j en ai vu jusqu a 5 au meme endroit. Quand j arrive au Fitz Roy, il est pris dans les nuages. Du mirador, il y a 2 lacs bleus bordes par les pics clairs au noms francais : St Exuperit, Mermoz, Guillomet, Poincenot (1 er grimpeur) ... Plus loin, je trouve un second gisement de fossiles avec pleins d aiguilles.

Au pied du Roy qui ne veut pas se montrer ...

Au moment de partir (28/01), le pic est bien degage et je peux l appercevoir pendant les 3 heures du retour ! Vexe, je repars aussitot pour 20 h de bus direction Puerto Madryn et sa reserve marine de la peninsule Valdes. Pour bien prendre mon temps, je loue une voiture pour les 30 et 31 janvier.

Je vais d abord visiter le musee paleonthologique ou sont exposes plusieurs dinosaures de la region (Chubut). Il y a une amonite de pres de 2 metres, un "morceau" de Diplodocus et des cousins du T rex. Apres, je m embarque pour voir les Toninas (petits dauphins noir et blanc), longue traque pour pas grand chose ...

Amonite geante

Jeje, ce radius est pour toi ...

Celui la, c est le mien !

Le 31 est consacre a la visite de la peninsule. C est une belle reserve ou on trouve des baleines qui viennent mettre bas, des lions de mer (otaries) et des elephants de mer (phoques) par centaines que les orques chassent jusque sur la plage !

J arrive 2 mois trop tard pour les baleines, les orques n ont pas ete vus depuis 2 jours et les elephants de mer passent leur journee a dormir ! Sur terre, ils sont trop lourds et avancent metre par metre en se tortillant comme des vers. Heureusement les lions de mer assurent le spectacle avec des males exites qui s intimident en permanences et des tas de petits qui belent leurs meres.

Elephants amorphes.

Lions qui grognent ou dorment.

L autre attraction, c est les tatous... J ai vu mon premier le museau dans une charogne de mouton sur le bord de la piste. Plus loin, il y avait 3 de ces "rats" habitues a venir manger dans la main et que l on peut gratter... Il y avait aussi des pinguins, des autruches et des guanacos et pour une fois, j ai pu prendre des photos !!!

Le tatou : gros rat carapaconne

Guanacos (lamas sauvages)

Ce 1 fevrier, la voiture est rendue et je pars pour Buenos Aires (1400 km - 18 h). Apres un premier bain en mer, c en est fini de la Patagonie ... et des 6 premiers mois de promenade !


Avec tout ce monde, pas etonnant que les baleines aillent ailleurs !


 

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2 janvier 2007 2 02 /01 /janvier /2007 18:07

 Bonne et heureuse annee 2007 a tous.

Ca y est je suis de retour au bout du monde... Enfin je ne sais pas trop ou il se trouve car toutes les villes se reclament "la plus australe". Punta Arenas (Chili) est la plus au sud du continent, Ushuaia (Argentine) est plus connue mais elle est sur une ile en Terre de Feu. La plus sudiste est Puerto William (Chili) de l autre cote du bras de mer, avant les dernieres iles desertes du Cap Horn.

En sortant de l aeroport de Punta Arenas, on prend vite conscience que meme en plein ete, la Patagonie reste hostile : ciel gris, temps tres variable et le plus souvent venteux avec averses passageres. Dire que les Patagons ("grands pieds") decouverts par Magellan vivaient nus, enduits de graisse pour se proteger du froid... 

Avant l atterrisage - fin d un long voyage

Ce dimanche 31 en fin d apres midi, la ville a vraiment un air de "trou perdu". Elle est assez jolie avec ses maisons multicolores mais le port inerte, les grandes rues vides bordees de maisons sales a l air abandonne et les raffales humides donneraient tres vite le caffard... Heureusement, la pension que j ai retrouve est tenue par une petite dame adorable qui fait de bons gateaux pour le petit dej et pour le the. 

 
Punta Arenas - couleurs chaudes pour vent frais
 
Rue deserte...
 
Maison vieillie et taguee (comme presque toutes)

Le 1 janvier 2007 n est pas plus anime que la veille. Il y a plus de monde dans le cimetiere que sur la place centrale ! C est un joli cimetiere ou les nombreux caveaux aux noms yougoslaves rappelent la colonisation par les slaves. A l entree annexe du cimetiere se trouve Indiecito qui semble efficace pour exaucer les voeux. Toucher sa main ou l orteil de l indien de la place principale porte chance. S ils protegent les habitants actuels, les indiens fueginos ne sont pas rancuniers : decimes par les maladies et chasses par des mercenaires au debut du siecle (un organe vital etait mieux paye que les oreilles...), il ne doit plus en rester de vivant aujourd hui. Depuis on leur a edifie de beaux monuments ...


Le monument Magellan - une sirene et un indien.

Indiecito qui exhauce les voeux

Au bout du monde ...

Punta Arenas est une zone franche et le shopping y est vraiment interessant. Je m equipe pour la rando et suis pret a quitter la ville. Il faut 12 heures pour parcourir les 650 km jusqu a Ushuaia. La campagne est deserte, la route est bordee d interminables paturages avec quelques lagunes. L herbes jaunes ondule sous les raffales Les rares bosquets montrent des arbres moribons deformes par le vent, avec plus de lickens que de feuilles. On croise quelques troupeaux de moutons, des guanacos sauvages (lamas) et des estancias isolees... De longues canalisations et quelques installations rappellent qu il y a du gaz naturel extrait du sous sol. Vient ensuite le bout de la piste ...


Patagonie : piste, herbes seches, nuages et vent...


Le bout d un continent ...

Il faut prendre une barge pour traverser le detroit et arriver en Terre de Feu. En mer je vois mes premiers pinguins et un petit dauphin a la tete et la queue noire. Le passage de frontiere et tres simple, meme pas de controle des bagagges... On arrive a Ushuaia en debut de soiree et je trouve mon troisieme dortoir. Heureusement que l on voit la neige accrochee aux cimes des montagnes et la limite de vegetation a moins de 800 metres car la ville est tres europeenne.


Ushuaia - le bout de la cordiliere


Le lupin, fleur de saison


Le plus grand monument de la ville est dedie aux victimes de la guerre des Malouines. Je comprends que les argentins aiment bien les francais : on leur a apporte le tango, les pumas nous battent au rugby et on s est battu pendant des siecles contre les britishs...

Les Malouines : "... nous reviendrons !!!"


Les plus grands batiments sont au port. Il y a toujours a quai un ou plusieurs paquebots prets a partir pour l antartique... La balade de 10 jours coute de 3.000 a 4.000 US $, c est cher mais plus rentable que l avion : l aller retour dans la journee est facture 2.500 US $ !!! Heureusement que ca reste un luxe hors de prix, l antartique se passera bien de ma visite et de celles des hordes pretes a s y rendre si c etait moins honereux !


Le port - destination Antartique...

Faute d iceberg, je me contenterai d une petite ballade en barque sur le canal de Beagle (bateau du capitaine Fitz Roy qui emmena un certain Darwin...) et de randos sur le "glacier" et dans le parc naturel... Le glacier Martial qui domine la ville n est en fait qu un peu de neige sur les pentes de la montagne. On peut prendre le telesiege de la station de ski, mais il coute tres cher pour le peu de temps qu il gagne... A propos de Fitz Roy (mont) j espere en prendre quelques photos dans les semaines a venir, quant a Darwin, il a ete tres dur pour qualifier les sauvages du coin... Ils ont etes exposes a l expo universelle de Paris avec la fausse appelation d antropophages.


Promenade tranquille en foret...

Les iles du canal Beagle vues du Glacier Martial

Ile Alice : lions de mer et cormorans

Cormorans avec poussins - guano a flanc de rempart

Le parc national d Ushuaia est tres bien equipe et on peut aller partout en bus ce qui convient tres bien aux croisieristes qui n ont que quelques heures. Il y a d abord le train du bout du monde qui met 2 heures pour faire une dizaine de km... Il y a aussi un cafe-resto et differents points de vue accessible par route. Le parc est tres joli mais petit et j ai parcouru presque tous les sentiers en 1.5 jour de marche.

Le train du bout du monde... arnaque a touristes !

De beaux sentiers pour les croisieristes presses (15 min A / R)

Les castors ont la dent dure, meme pour des troncs de 40 cm de diametre (couteau)

Un barrage... petit rat et gros degats

  La cote est superbe, il y a plein de petite criques de schistes bleus a l eau limpide, avec une plage d herbe rase bien tondue par les lapins que l on voit partout. Les indiens appreciaient deja l endroit et ils ont laisse des monticules de coquilles de moules que les lapins fouillent... Par chance il n a pas plus et j ai pu camper tranquillement au bord de l eau. Le deuxieme jour, marche intensive en savate avec les pieds ecorches par les chaussures neuves pas encore formees... Ca ne m a pas empeche de monter le Cerro Guanaco a plus de 1 000 m en pratiquement 2 fois moins de temps que prevu... Si les savates adherent bien sur la roche seche, elles ne valent rien dans la tourbieres et j ai lamentablement glisse 5 ou 6 fois sur la mousse humide.

Les criques, tres bien pour se reposer... (monticules de moules)


Le canal de Beagles et un petit passage vers le Cap Horn, si pres...


A part ca, tout va bien...


Le bout de la piste...

... et la voiture du bout du monde : une 504 !

En ce moment, c est la haute saison touristique et je me trouve bloque 5 jours avant le premier bus libre... Je vais donc avoir un peu de temps pour paufiner mon espagnol, laisser reposer mes pieds et potasser les prochaines etapes : parcs et randos...

 
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