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2 novembre 2006 4 02 /11 /novembre /2006 10:58


Desole pour ce calembourg trop facile, il n est pas de moi et son auteur se reconnaitra ... 
Apres 2,5 mois passes au Nepal, je peux le recommander a tous ceux qui aiment Madagascar et la montagne; et vivement le deconseiller aux personnes attachees au confort et indisposees par les atteintes a l environnement et la cuisine rudimentaire.

   
J ai aime
- La gentillesse de la population.
- Mes guides et porteurs pour leur devouement et leur efficacite.
- Les temples : architecture et ferveur religieuse.
- Les rites funeraires et le rapport a la mort.
- La beaute et la variete des paysages.
- Les rencontres dans les lodges de montagne (gros progres en anglais !).
- Les gamins qui viennent spontanement ou envoyer par leur parents pour tester leur anglais.
- La biere (Everest) qui a 2.5 euros coute plus cher que le reste du repas !  
- L activite agricole : les fromageries d alpages, la moisson du riz ...
- Les vieux camions citernes decores qui approvisionnent la capitale en eau potable
- Le reseau electrique archaique et arachneen

 

Petites habillees pour aller voir les sacrifices pour Kali

Dorje cook et patissier

Remy au Cho Oyu


J ai moins aime
- La pollution de la capitale et des cours d eau dans l indifference generale.
- La circulation infernale a Kathmandu.
- Les maoistes qui attendent partout pour leur racket et qui endoctrinent des gamins.
- Un roi qui ne semble pas faire grand chose pour son pays a part imposer son portrait dans tous les lieux publics et sa statue aux rond points.
- Le temps qui reste toujours couvert.
- La forte concentration de touristes sur les sentiers.
- L impact sur la mentalite des logeurs qui deviennent mercantiles.
- Les series indiennes a l eau de rose qui innondent la TV (ca plait enormement !)
- Les villes tibetaines de la frontiere tres "sinisees"

Centre historique de Barakphur


Ramesh  porteur jeune mais efficace ...

 


 Une grosse tortue et la seule jolie fille que j ai pu approcher !

 

Le Nepal c est fini, je suis actuellement en transit en Malaisie en attendant de traverser le Pacifique...



 

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Published by Ledodolela - dans Nepal
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31 octobre 2006 2 31 /10 /octobre /2006 15:03

 

Apres 2 mois de treks, il etait temps de joindre un peu de culture a ce sejour nepalais. Je suis donc alle visiter Lumbini, lieu de naissance de Bouddha il y a 2 500 ans. En fait Siddharta est ne la par erreur : sa mere (Mayadevi) se rendant chez sa grand mere. Elle a donc accouche pendant le trajet dans un "jardin magnifique". 200 ans plus tard Ashoka, grand empreur indien fait du bouddhisme sa religion d etat et premet son developpement. Ca ne durera pas car l hindouisme avec son systeme de castes reprend politiquement le dessus assez rapidement. Le boudhisme trouvera alors refuge dans les contrees isolees du Nepal et du Tibet.

Bref Lumbini est mondialement connu pour ce fait. Vers les annees 1965, le responsable de l ONU (bouddhiste) en pelerinage sur place decouvre un site abandonne. Il le fait classer patrimoine de l humanite et un grand architecte dessine les plan de la future capitale mondiale du bouddhisme.

30 ans plus tard, Lumbini est un village ordinaire en bordure d un immense parc , trop vaste pour etre entrenu par le Nepal !!!  Le site principal est le temple de Mayadevi : quelques vieux murs de briques entourent une pierre verte qui marque l emplacement exact de la nativite. A l exterieur, la colonne d Ashoka marque la reconnaissance officielle du lieu par l empreur. Si elle n etait pas soigneusement cloturee, elle ressemblerait a un vulgaire tube de ciment de 3 metres de haut. Heureusement, un bassin d eau verte ou baignent tortues et poissons chats au pied d un enorme bagnan donne un peu de vie au lieu.

La colonne D Ashoka - 200 av J.C

 

Le bassin vert et le gros bagnan

Ensuite, il faut marcher longtemps entre jungle et marais pour decouvrir la " Flamme Eternelle de la Paix". J y met toutes les majuscules pour encourager la paix eternelle, mais sur place la flamme est si petite qu on ne pourrait pas l utiliser pour un barbecue !

La Flamme Eternelle pour la paix... (pagode au fond)

On arrive ensuite dans la zone des monasteres ou chaque pays (bouddhiste) peut edifier le sien avec le style national. Ca commence alors par la construction d un grand mur de plus de 2 m pour etre sur d en controler l acces. Pour l instant moins d une dizaines sont acheves mais plusieurs sont en construction. Chacun a son caractere, certains sont de petits bijoux. C est certainement politique mais celui de la Chine doit etre un des plus anciens, simple et tres soigne ! La Coree construit un enorme monstre et la Thailande a un petit pavillon blanc eclatant ... avec une expo permanente a la gloire de leur famille royale. La France aussi a un batiment modeste en construction. Le monastere peut etre officiel ou finance par une secte ...

Temple Birman

Temple Thailandais

Temple de la republique populaire de Chine

Colosse Coreen

Il faut ensuite traverser un marais, passer par des petits sentiers pour arriver au musee. Monument qui ne brille ni par sa signalisation (aucune), ni par son architecture (tubes de briques), ni par la qualite de sa collection. Le caissier et le guide passent des journees tranquilles ! J etais seul pour regarder la petite centaine de photos et les quelques imitations de platre...

Je pensais avoir touche le fond du parc, mais un plan m indiquait qu il me restait a voir la pagode de la paix. J aime la paix et impressionne par la flamme, je ne voulais pas rater la pagode ! Il fallait encore un bon kilometre dans la foret pour enfin arriver a un beau monument. La pagode est une grosse construction blanche et or, 3 degres d esplanades en marbre blanc, peinture nickelle, grandes statues dorees au milieu d un petit parc avec bassin de lotus en fleurs... Ca fait tres bonne impression pour finir !

Pagode de la paix

 

Bouddha

 

Lotus

Sur les photos d epoque, l architecte japonnais semblait assez age. Heureusement, il sera probablement mort sans voir que meme si les travaux continuent, son projet n est encore qu une vaste jungle peu entretenue... Avec un velo, il m a fallu une bonne journee pour faire superficielement le tour et traverser les 3 bons kms de piste entre le temple de nativite et la pagode. A pied, on s epuise et surtout on se deshydrate tres vite et il n y a rien a boire...

Les travaux d amenagement des bassins continuent au rythme du pays : il y a bien deux pelles mecaniques qui avancent, mais a cote du modernisme, ca reste "traditionnel" : il faut 10 personnes pour une tranchee : 1 superviseur, 1 qui pioche et remplit le panier, 8 qui se le passe de main en main... A 1 min le panier de 5 kg, c a fait long et cher du metre cube !

Je me suis ensuite offert un voyage nocturne pour rejoindre Pokhara. Ce n est pas pour economiser  les 300 roupies d une chambre d hotel (4 euros), mais pour  gagner du temps. En partant a 19 h, on met 10 heures pour parcourir moins de 300 kms... A 6 h du matin, j etais a cote du celebre lac de Pokhara pour voir le lever de soleil sur la chaine des Annapurnas.

Lever de soleil sur les Annapurnas (Fishtail au centre)

Pokhara - Temple / maisons traditionnelles / Annapurnas 

J y reste 2 jours pour visiter la ville et faire les achats de souvenirs. A part un petit muse, il y a un joli temple sur une hauteur de la ville. En plus des habituelles attractions d un temple il y avait un saddhu (ascete) qui donnait sa benediction assis sur une vrai peau de leopard a moitie mitee et aux yeux de porcelaine... 

Temple de Pokhara

Nandi - vehicule de Shiva

En ville il y avait aussi un tout petit temple de Ganesh, sans interet apparant sauf sur les 4 etais d un cote. Le premier  bois montre un homme en train de se soulager seul,  1 m plus loin  le second  montre une femme en action avec un chien, le troisieme remet les chose en ordre puisque Mr et Mme sont ensemble et le dernier etais montre le chien seul en train de manger... Je n ai pas demande la morale de l histoire, chacun se fait la sienne ! 

 

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20 octobre 2006 5 20 /10 /octobre /2006 15:45

 

A peine revenu du Tibet, je me suis precipite pour un trek au Khumbu (region nepalaise de l Everest). Le trajet pour Lukla dure 40 mn pendant lesquelles on survolle les profondes vallees en longeant les sommets enneiges. L atterissage est impressionnant : la piste est courte et en forte pente...

Decollage en pente de Lukla

A peine sorti de l aeroport ou ils n ont pas le droit d entrer, on est assailli par une nuee de porteurs. Un gamin de 19 ans ne m a pas lache quand je suis alle prendre un cafe; c est moi qui l ai ensuite suivi pendant 10 jours...

S il y a de plus en plus (trop) de touristes, tout le monde se sert au passage : les porteurs (!!), les commercants qui gonflent les prix, l etat qui demande un droit d entree a chaque parc et enfin les maoistes qui squattent ici encore les passerelles pour financer le "gouvernement du peuple". J ai eu la chance d une cotisation minime a l entree, mais 10 jours plus tard ils etaient encore a la meme passerelle, a 2 km d un poste de l armee reguliere !!! 

 Charge des porteurs + bequille indispensable

 Informations avant racket ...

Pierres et rochers graves

Apres 1 jour de repos a Namche Bazar (entree du parc) nous attaquons les choses serieuses. Les premiers jours sont tres couverts. Ensuite, seules les matinees sont ensoleillees, a partir de 13 h les sommets sont completement pris et a 15 h il faut avoir trouve refuge aupres des poils a bouses seches qu on trouve dans la salle a manger de tous les lodges.

 Amphitheatre de Namche Bazar

Tres vite on passe de la foret de feuillus aux coniferes puis au pauvres paturages. On passe aussi d un gros bourg (Namche) a des villages puis des hameaux seulement constitues de lodges a touristes. Les lodges tournent a plein regime et encaissent a bloc... (prix de l eau  minerale multiplie par 10 !). Une fois, j ai eu droit a une chambre de 2 m sur 1.3 m : essayez c est si petit qu on peut a peine tenir debout a cote du lit - j ai aussi du dormir la porte ouverte pour avoir de l air !

Les premiers villages sont "charmants" avec leur porche d entree, leurs petits monasteres. Plus hauts, les habitations sont entourees d enclos cultives et de landes. Plus haut encore, il n y a que des lodges touristiques avant les camps de bases des nombreux sommets de la zone.

 Portique d entree de village - moulin a priere

Habitation typique des hauteurs - vallee de Thame

Apres des premiers jours medicores, le temps s est ameliore au moment ou nous passions le premier des cols a 5 500m. La seconde vallee conduit au camp de base de l Everest. Quelle pitiee : seulement 2 expeditions et une douzaine de tentes. A voir les nuages au sommet, je doute qu ils aient pu tenter le sommet. Au camp on trouve aussi le 3 eme helicoptere scratche depuis l entree du parc !

Le second col a 5 000 nous amene a Gokyo. 6 lacs de couleur se succedent le long d un impressionnant glacier qui descend du Cho Oyu qui domine tout le fond de la vallee. On se leve tres tot pour voir le lever de soleil sur l Everest. A cote on voit le Lhotse, le Makalu et le cho Oyu qui depassent tous les 8 000 m.

Gokyo lac - bouses sechees 

 

 Gokyo lac - Glacier et Everest

 

 Everest vu de loin...

Cho Oyu qui domine la vallee de Gokyo 

Le lendemain on bat tous nos records : 8 h de marche pour franchir le dernier col de 5 300 m et traverser la moitie du parc... C est un peu domage car la valle de Thame est la seule qui soit encore un peu authentique, mais les nombreux lodges en amenagement indiquent que ca ne va pas durer...

Bref en 10 jours de marche on a franchi 3 cols a 5 500 m et gravi 2 points de vue a plus de 5000. Avec mon guide, on s est vraiment fait plaisir a forcer la dose. On a mis moitie moins de temps que ce qui est normalement prevu pour tout voir... L acclimation y est pour beaucoup, mais il y a aussi la qualite des chemins traces suivant les courbes de niveau pour eviter les denivelles inutiles.

Il me reste maintenant une dizaine de jours avant l expiration du visa pour voir le Dipavali (fete hindoue de la lumiere), faire un tour au berceau de Bouddha et voir Pokhara et l Annapurna...

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8 octobre 2006 7 08 /10 /octobre /2006 15:55

 

Ca y est c est fait : un petit reve est devenu une grande realite : je suis retourne marcher au dessus des nuages, la ou il y a moins d air ... avec pour voisin Sir Everest !

L objectif du sejour Nepalais etait de voir les plus hautes montagnes du monde mais aussi de marcher dessus ! Le Cho Oyu ( "Deesse de Turquoise" ) est repute comme le plus " facile " des 8 000 m. Dans les jours suivant mon arrivee j ai rapidement trouve une agence pour l expedition (ARUN trek que je recommande aux amateurs...). La semaine de trek fin aout m a permis une petite acclimatation en vue de cet objectif plus serieux.

Chance exraordinaire, nous ne seront que 2 dans le groupe et mon collegue est un francais tres sympathique du meme age avec qui je partage beaucoup d autres points communs... Bref on s est tres bien entendu pendant tout ce mois. L autre chance est dans la constitution de l equipe technique : nos 3 encadrants nepalais sont d une extreme gentillesse et d un super niveau technique (le leader, le second et meme le cook ont deja gravi l Everest !).

Nous avons quitte Kathmandu le 5 septembre a 7 heures pour traverser le pont de l "amitie" et la frontiere tibetaine a midi. Le premier repas chinois comportera du poulet mal cuit qui va "legerement perturber"  mes premiers jours...

Le changement de pays est brutal : le Nepal s acheve avec une piste defoncee au milieu d une vallee encaissee , verdoyante (rizieres en terrasses - bananiers) et parsemmee de villages et de maisons en bois et briques.

Le "Tibet" commence par des villes recentes sans "ames", sordides et etouffantes. L armee est souveraine : le petit officier en vert nous domine de 2 marches et de son tapis rouge. Une rue  unique, etroite encombree de camions epaves, serpente en lacets serres sur le rempart abrupte de la vallee. La ville est sombre (peu de lumiere directe) et avec beaucoup d humidite qui ruisselle sur les pentes au milieu des detritus. Les batiments de beton aux facades carrelees grossierement ne donnent pas plu la joie de vivre ...

Apres la frontiere, la vallee se transforme en un defile aride et fini par deboucher sur le plateau tibetain a plus de 5000 m. La on observe derriere la chaine Himalayenne eneigee et devant les collines tibetaines pelees balayees par le vent qui fait tourner les moulins a priere.

1) La Lungla pass quelques kilometres apres la frontiere chinoise.

Les villages tibetains sont tres differents : tres dissemines avec quelques habitations entourrees de parcelles d orge fauchee et mise en gerbes a l aller (debt sept) et battue au tracteur ou avec les yacks au retour (deb oct). Les maisons rectangulaires en terre, sont toutes du meme modele avec un enclos, des facades blanches avec des bandes rouges et bleues. Le toit-terrasse est garni de bois et de branchages pour le feu.  

Apres la frontiere, nous sommes soumis a l autorite de notre officier de liaison chinois (visa collectif obligatoire et controle de tout le groupe par un officier chinois jusqu au camp de base). Notre groupe se compose d une championne d escalade correenne, d un souriant septageneaire japonais accompagne de sa fille (leur guide totalise plus de 10 ascenssions de l Evrest !), et de 7"bucherons" russes. On avancera progressivement par etape de quelques heures de 4 * 4.

L acclimatation se fait progressivement : premiere marche le 7 sept, seconde le 9 sept a Tingri (premiere ville "tibetaine sinistrisee" et derniere etape avant le "vide").

Tingri : ses chiens noctambules et sa rue aux drapeaux rouges

Le 10 sept on arrive au camp de base chinois a 5000 m, a la limite entre le plateau et la montagne. Ici encore on trouve une petite garnison militaire ! Les jeeps et les camions retournent chercher d autres touristes a la frontiere et les choses serieuses commencent. Apres une troisieme marche ( 5500 m) et un premier jour de repos on quitte le camp de base le 13 sept. C est un grand moment : tout est pese par les yackmens pour repartir les charges. Au printemps c est 40 kg / animal, ca passe a 60 kg a l automne car ils sont en meilleur etat.

Cho Oyu vu du camp de base chinois  

Le yack est un animal fabuleux : Mort aux vaches et vive le yack !!! Il est presque beau ce grand veau, avec ses longs poils et ses cornes imposantes. Il reste immobile pendant les chargements et dechargements sans broncher sous le poids qui l ecrase, ensuite il est capable de passer dans les endroits les plus accidentes et de reagir a la voix de ses maitres. Bon il parait que certains sont moins dociles et qu il vaut mieux s ecarter prudement lorsqu ils arrivent ...

Au camp intermediaire, on rencontre des trafficants de vetements qui transitent par les hauts cols vers le Nepal. Ca avait l air innocent, mais de retour en ville, j ai appris qu une gamine " clandestine " avait succombe a une balle chinoise pendant qu on y etait...

On arrive enfin au camp de base avance ( ABC- 5600 m) le 14 au soir avec un bon mal de tete... On attendra plusieurs heures nos 10 yacks a cause d un plus "capricieux" que les autres. 

Le camp de base avance ABC est un village international qui grouille de yacks, de tentes multicolores et de stupas qui etirent leurs drapeaux de priere en tous sens. Une ecole de guide chinoise a la plus grosse delegation (60 personnes). Chacun commence par faire son nid en s amenageant une petite surface dans les pentes pierreuses.

Camp de base avance - ABC.

Notre camp comme les autres aura une tente mess, une tente douche et une tente WC. Nous avons notre tente individuelle et nous sommes confortablement installes pour les 3 semaines qui viennent. Notre coock est sympa et devoue : les petits dejeuners servis a 9 h sont tres
reconstituants (3 oeufs + toasts huiles + saussisses + corn flakes + …).

Le lendemain de l arrivee est consacre a l edification meticuleuse de notre stupa qui sera benit des le jour suivant (vend 15). La ceremonie regroupe un lama occasionnellement porteur, les japonais, la coreenne et les russes. Les sherpas resteront tres concentres jusqu a la benediction finale (personnes et equipements). La tikka (marque sur le front) a la farine d orge fini en soupoudrage general (avec un petit verre de wisky ou une biere …). A la fin il y aura suffisament de riz autour du stupa pour qu un “rat” decide de s y installer !

L equipe - le stupa et l objectif (bande jaune vers le sommet)


A partir d ABC, notre quotidien sera fait de marches d acclimation vers les camps superieurs et de journees de recuperation. Des le 15, nous montons au pied de la “killer slope”. Pendant 3 heures nous marchons sur les moraines en bordure de penitents de plus de 10 m. La principale difficultee est d eviter les glissades sur la glace. A la pause, on arrive en bas de cette fameuse pente. Tout le monde s y arrête pour reprendre des forces avant l effort et pour profiter du spectacle… La pente est raide et instable, il y a ceux qui montent lentement et ceux qui devalent en poussant des cailloux qui vont rouler. Lorsque la menace est serieuse un grand “Rocks” retentit… Apres cette jolie montee qui dure 1 heure, nous avons droit a 1 heure suplementaire de pente neigeuse pour atteindre la Camp I a 6400 m.

La "killer slope" - 1ere pente serieuse entre ABC et C I.


Nous montons une premiere fois a C I le 16 sep pour redescendre aussitot, nous y remontons le 19 pour dormir et commencer notre regime de repas hyophylises. Le 20 on pousse un peu plus haut vers C II. Il n y a plus que de la neige mais elle est tres vallonnee… Les buttes (avec cordes fixes) se suivent. Le jumar est une superbe invention qui empeche le retour en arriere sur la corde et qui permet de se tirer en avant. Cette aide ne suffira pas et je tombe d hypoglycemie seulement quelques centaines de metres apres le C I (tres bonne lecon pour la suite !). Le 21 on remet ca mais cette fois j ai l estomac plein pour affronter les rejouissances techniques. Apres 3 h on arrive au pied de l ice fall (mur de glace de 20 m). Ca monte raide mais le jumar, le piolet et les cordes fixes permettent de s en tirer. 2 heures plus tard un nouveau mur se dresse et s est creve qu on arrive en fin d après midi au C II (7 100m).

Camp I vu depuis une des bosses avant l Ice fall.


Le camp I est niche sur un petit repli derriere une crete, a l abri du vent et des avalanches et les tentes se serrent sur le peu d espace disponible. Au camp II, il y a de l espace mais peu de protection contre
le vent et le risque d avalanche n est pas negligeable… Le sommet semble tres proche. La nuit a 7 100 m sera aussi mauvaise que les autres; elle marque au passage mon point culminant en attendant mieux…

L Ice Fall : on monte en contournant a gauche et on descend en rappel.

On redescend le lendemain de bonne heure pour ABC. Gravir les murs de glace, c etait long et physique; la descente est pire ! Descendre 30 m en rappel avec crampons, sac a dos et gros vetements, c est autre chose que du cannyoning en short dans les bassins reunionnais… Le soir a ABC, on a droit a une super tarte aux pommes pour marquer le coup. Avec la resdescente, c est la premiere d une serie de bonnes nuits.

Le 23 on se reveille avec la neige, ca va continuer pendant 3 jours. Le 26 le soleil revient sur 40 cm de neige a ABC, on craind le pire pour les camps d altitude. Faute de temps certains doivent renoncer (eclats de voix dans certains camps). Les permieres equipes remontent le 27 pour ouvrir et equiper les voies.

Comme beaucoup, nous partons le 28 pour C I, il y a deja moins de neige. Le 29, les passages techniques vers C II sont noirs de monde. Le 30, il nous faudra plus de 3 h pour atteindre le camp III pourtant si proche (a peine plus d 1 km de C II). Au C III, on fait tente commune avec les sherpas qui
veulent nous surveiller. On a droit a 30 min d oxygene preventif avant le repas. On mange a 18 h 30 et a 19 h tout est calme dans la tente. Il ne fait pas froid mais le stress et le manque de place font que je dormirai tres peu jusqu au signal de minuit.

Sommet et "bande jaune" vu depuis le camp III.


Le temps de manger et de s equiper, on sort le 1 octobre a 1 h 30. Le "sentier lumineux" nous indique le chemin a suivre pour les 3 prochaines heures … Nous partons après la masse ce qui nous permet de bien avancer au debut. Il n y a pas de vent, il ne fait pas froid et l oxygene a un effet tres sensible !

1 heure apres le depart on arrive sur la difficulte du jour : le passage de la bande jaune. C est une ligne rocheuse de 3 m de haut qui ceinture le sommet. C est assez sportif a franchir ! Les autres passages sont equipes de cordes et on avance vite jusqu a ce que l on rejoingne la file. Impossible de doubler ceux qui peinent ! On perdra plus d une heure a suivre lentement. Apres les cordes, il y a quelques pentes “libres” puis le grand plateau sommital. Apres 50 min de faux plat, ou on double toutes sorte d “epaves”, on voit enfin apparaitre l Everest droit devant a 8 h 15...

Everst au centre - Lhotse a droite et Nupse devant les 2. 


Soulagement, plaisir, autosatisfaction, aboutissement d un mois d effort et de plusieurs annees de "reve" devant les catalogues … Beaucoup d emotions se bousculent a ce moment ! On se felicite avant de reprendre des forces et l indispensable séance photo. Par chance, le temps est avec nous et on a un super panorama : a 8 200 m, on domine presque tout !

Au sommet : Dark Vador et le grand Schtroumph...

Apres seulement 30 min, il est temps de repartir... La descente sera fatigante mais sans problemes. A midi nous sommes a C III et nous devons descendre dormir a C II. Si nous sommes fatigues,c est pire pour les sherpas qui doivent demonter et descendre le camp III.

Le 2 oct on descend au camp avance. Les sherpas descendent surcharges avec l equipement des camp II et III. On part tot le matin pour eviter les files d attente qu il y aura a partir de 10 h aux descentes en rappel. A midi a C I, les sherpas ont l aide de porteurs pour descendre tout l equipement. On arrive
creve mais heureux a ABC ou le cuistot nous a prepare un vrai bon repas pour feter ca (et negocier les pourboires !!!)

Camp de base chinois - 1 mois sans rasage et 1 seul shampoing...


Le lendemain, on redescend jusqu au camp de base chinois (route) ce qui fait 7 heures de plus! La petit probleme avec l offcier de liaison : la jeep a ete decommandee ! Le lendemain, il sera beaucoup pluys performant pour nous vendre 10 dollards le "certificat de sommet". Le 4 au soir, on dors a la frontiere et le 5 en fin d apres midi, nous retrouvons la pollution de Kathmandu... 

Les russes n auront besoin de personne pour reussir seuls le sommet le 30 sept et arroser ca pendant qu un de leur copain passera la nuit seul dehors entre C I et ABC ! Le japonnais de 75 ans, malgre ses 10 bouteilles d oxygene et son super guide ne pourra pas aller jusqu au camp II...

Post Scriptum :

Le Monde
International, mercredi, 18 octobre 2006, p. 6

CHINE LA RÉPRESSION AU
TIBET
Une vidéo confirme les tirs mortels de soldats chinois contre des Tibétains

Les silhouettes progressent lentement, en file indienne, sur la neige. Du haut d'une crête, un homme visiblement armé fait feu sur la colonne. En tête, une personne s'écroule. Plus tard, c'est au tour d'une silhouette marchant à l'arrière de la file de tomber. Voici ce que l'on peut voir sur la vidéo tournée par un himalayiste roumain, Sergiu Mattei, quand, le 30 septembre, il a été l'un des témoins d'une fusillade déclenchée par des garde-frontières chinois contre des réfugiés tibétains s'efforçant de gagner clandestinement le Népal.

 

 

Plusieurs étrangers étaient en train de gravir les pentes du mont Cho Oyu, l'un des plus hauts sommets du monde situé près de l'Everest, lorsqu'ils ont vu une colonne de Tibétains s'avancer vers eux, depuis le côté chinois de la frontière. C'est à ce moment-là que, incrédules, les himalayistes ont pu voir que les soldats chinois faisaient feu contre la colonne de fuyards, " les tirant comme des lapins ", selon le commentaire du vidéaste himalayiste roumain. Sur la vidéo, on voit ensuite des soldats détendus s'approcher du corps d'une des personnes abattues.

 

 

En fin de semaine dernière, la Chine avait réagi à ces informations par le biais de l'agence de presse Chine nouvelle qui a confirmé que des garde-frontières avaient bien tiré sur des candidats à l'exil. Mais l'agence avait ajouté que les soldats avaient été " obligés " de faire feu après avoir été " attaqués " par les Tibétains, ces derniers ayant refusé d'obtempérer aux injonctions des soldats leur ordonnant de ne pas franchir la frontière.

 

 

Si l'on en juge par cette vidéo et les témoignages d'autres membres de l'expédition du Cho Oyu, il semble bien que l'affirmation de Pékin soit une pure invention destinée à masquer son embarras. Le porte-parole du ministère chinois des affaires étrangères a promis qu'une enquête serait ouverte, tandis que des associations de réfugiés à Katmandou affirment que deux réfugiés ont été tués.

 

 

Les autorités chinoises ont confirmé l'une de ces morts, affirmant cependant qu'une des personnes blessées et soignées dans un hôpital de la région était décédée en raison d'une " déficience respiratoire " due à l'altitude. Un moine cité par l'association Campagne internationale pour le Tibet a raconté après son arrivée au Népal que le groupe de Tibétains comprenait environ 70 personnes, dont une quinzaine d'enfants âgés de 8 à 10 ans.

 

 

A Pékin, l'ambassadeur des Etats-Unis, Clark Randt, s'est rendu au ministère des affaires étrangères pour " protester contre le traitement réservé par la Chine aux réfugiés " tibétains.

 

 

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2 septembre 2006 6 02 /09 /septembre /2006 17:33

 Un des endroits recommandes par le Routard est le site de Pathsupatinath. A 10 km de la capitale, sur les bords de la riviere Bagmati qui se jette dans le Gange. Il y a beaucoup de temples et plein de "lingam" (pierre a offrande) dedies a Shiva, mais c est surtout le nec plus ultra de la cremation. C est aussi une atmosphere tres perturbante par rapport a la (ma) vision occidentale de la mort ... 

Pathsupatinath - temple d or et cremation d une personne de haut rang.

Il y a d abord les differentes plateformes (gaths) reservees aux differentes castes : le gath royal, le gath des riches et de l autre cote du pont 7 gaths pour les autres. Les personnes qui se sentent mourir viennent rapidement ici pour prendre un dernier bain dans la riviere. Ceux qui arrivent "trop tard", reposent un moment les pieds dans l eau. Entre l "hopital" et la cremation, il y a une etape intermediaire avec le local de prelevement des cornees (a 5 m des buchers !). La cremation est immediate (moins de 6 heures) pour eviter que l esprit aille envouter une personne de la maison.

La ceremonie est breve : le corps est amene en cerceuil, il est ensuite recouvert de linceuls (exterieur orange) et ses vetements sont jetes a la riviere. Le corps et couvert de colliers d oeillets et de poudre rouge. Le fils (j en ai vu un qui avait 3 ans !) verse l eau de la riviere dans la bouche du parent puis met le feu au bucher. Les femmes qui sont reputees pour pleurer ne sont pas admises. Ce sont ensuite les professionnels qui s occupent du braisier pendant a peu pres 2 h 30 puis les braises sont poussees a l eau car il faut liberer la place ! La famille qui n a plus rien a faire ne reste pas devant les flammes. Lorsque j y suis passe jeudi, les 7 gaths etaient utilises a plein regime; vendredi j y suis repasse en visite organisee et il n y avait personne !

Jusqu ici, tout est "normal". C est le contraste avec ce qui se passe en meme temps qui pertube : a cote de la douleur des familles, la vie continue avec une complete indifference ! Il y toujours des enfants qui crient et jouent dans l eau; le cercueil juste vide est pris en charge par des gosses qui le poussent a l eau et s en servent de bateau pour traverser la riviere ! Sur l autre rive, enface des buchers, des groupes de touristes plus ou moins discrets defilent, harceles par les vendeuses de babiolles. Dans l eau a quelques metres des flammes, des jeunes tamisent le lit de la riviere a la recherche de l or que la famille a mis dans la bouche du defunt ...

 Chercheurs d or au pied des gaths de cremation (populaires)

Bref, c etait tres nouveau comme impression ! Autour des buchers, il y a aussi beaucoup de choses a voir : il devait y avoir 108 temples de toutes tailles dedies a Shiva (chiffre sacre). Il y a aussi un parc avec des cerfs aboyeurs propres au Nepal et d autres temples interdits aux non hindous.    

Au temple d or, vache admirative devant Nandi  (vehicule de Shiva)

 Pour continuer dans la serie morbide, je suis alle faire un tour au temple de Kali (deesse sanguinaire) le samedi jour (nefaste) des sacrifices. Il y avait des centaines de personnes alignees sur plus de 300 m qui avancaient tres lentement vers le temple. La plupart avait des offrandes de fleurs et de noix de coco mais il y avait aussi beaucoup de poulets et plusieurs boucs. Au passage les animaux sont asperges avec l eau de la riviere, puis egorges a la chaine. 5 minutes plus tard, ils baignent dans l eau chaude 20 m plus loin. La "cuisine" est  aussi animee que le temple : 15 personnes s affairent a plumer, eplier, eviscerer et il faut moins de 5 et 15 min pour que le poulet ou le cabri reparte pret a cuire !

Files interminables pour les offrandes a Kali 

 Pour changer d ambiance je suis alle aux portes de Kathmandu ou se trouvent deux citees qui furent longtemps rivales de la capitale. Cette competition les a poussees a construire de nombreux temples en leur centre. Patan est une de ces villes de caractere. Rien a dire, c est tres beau et une journee de visite ne suffit pas pour faire le tour des nombreux monuments hindous et bouddhiques...

Patan Durbar Square - vue globale

Autre vue du Square

Les boiseries sont tres travaillees, en particulier les "corbeaux" qui soutiennent les pagodes. La plupart representent des dieux ou des monstres, quelques uns sont agrementes de scenes plus qu herotiques (seuls les dieux peuvent ca !)

          Petit echauffement ...  pour un "remede" de cheval !     

Tout ceci etait tres bien mais les choses serieuses commencent : depart demain 5 septembre pour 40 jours dans la montagne. Je vais donc normalement vous laisser tranquille jusqu au 15 octobre ... Pour porter chance, nous sommes retournes une troisieme fois au gros stupa, mais cette fois pour y recevoir la benediction et le talisman d un lama. Esperons que cela portera chance... L equipe se compose de 2 francais, 1 indien et 3 sherpas capable de monter au sommet : c est le grand luxe !

 Ultime benediction ...

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29 août 2006 2 29 /08 /août /2006 15:37

Comme prevu je suis alle me ballader dans les montagnes pour un minum d acclimatation avant les choses serieuses. Un petit tour a l ambassade pour me declarer et je pars pour le parc de Langtang au nord de Kathmandu. Apres 4 heures de route moyenne, on arrive au pied des montagne et la route laisse place a une piste assez defoncee. Apres 2 heures de ballottement dans tous les sens le bus s arrete devant un glissement de terrain, juste au moment ou l orage commence ! Apres 4 heures de marche sous l averse, on reprend un autre bus pour 2 heures, sur une piste abominable... ( journee difficile!). Trouver un porteur est alors devenu une priorite facile a regler : le temps du petit dejeuner j avais un porteur pour 5 euros / jour. Je ne suis pas esclavagiste, le prix normal est de 4 euros pour porter une charge de 50 kg !!!

Des montagnes qui traversent 2 couches nuageuses

La ballade commence bien : des la sortie du village le sentier est borde d herbes sauvages au 5 lobes caracteristiques. 2 heures apres le depart, on tombe sur un groupe de maoistes (16 ans de moyenne d age) et il faut verser la cotisation ! Dans les lodges je suis le seul client et assez souvent je suis le seul touriste du hameau (plein de lodges fermes et quelques habitations). J ai donc la tranquilite et la douche chaude (solaire)... C est normal qu il n y ai personne, ce n est pas la belle saison : il pleut tous les jours.

Premiers jours : traverser une foret humide en longeant le torrent

Vegetation plus rase et toujours les passerelles

 Les murets de prieres - toujours passer a gauche !

Moulin a prieres hydrolique !

Maison traditionnelle

Fourneau de cuisine

Arrivee au dernier village, dernier jour de soleil !

Je suis quand meme reste 5 jours au village le plus haut avant de renoncer fatigue par le manque de viande, de biere et de vetements secs !!! C est vraiment domage car le village a 4000 m etait entourre de glaciers et de sommets eneiges a 6000 et plus. A 4000 m il n y a plus de foret, seulement des paturages fleuris pour cheveaux et yacks. Il y a des fromageries tres artisanales un peu partout. Pour mon anniversaire, jai eu droit au rakshi tiede (meilleur que celui qu un certain copain m avait fait gouter !). Pendant la redescente (7 heures sous la flotte) j ai fait commaissances avec les sangsues annoncees par le guide, j en ai trouve 3 pendant la douche dont une bien pleine !

Fromagerie aux normes nepalaises

Bivouac d alpage

De retour a la route j apprends qu il n y a plus de bus et qu il faut marcher 4 heures pour atteindre le prochain village. Le lendemain, le bus roulera a peine une heure avant de s arreter devant un nouveau glissement de terrain et s est reparti pour 4 heures de marche... Les reliefs sont impressionnant : en bas il y le torrent qui gronde, puis les cultures en terrasse (riz, mais) qui s etalent sur plus de 600 de denivelle, puis la foret et les nuages qui cachent le sommet. Les glissements de terrain sont aussi impressionnants il y en a eu au moins 3 majeurs entre l aller et le retour 10 jours plus tard.

Ravinnements intenses apres les fortes pluies

De retour a la capitale jai retrouve les joies de la circulation locale. J ai le temps de visiter les villages voisins avant la prochaine expe le 5 septembre.

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14 août 2006 1 14 /08 /août /2006 16:10

 Kathmandu, Nepal ...

Vue generale de la ville depuis Bishem tower

 Je pense avec emotion a ceux qui sont passe ici il y a quelques annees ... Quelle pagaie, c est le bordel a tous les niveaux : meme si ca c est calme au niveau politique et qu il n y a plus de manifestations, on trouve la police a tous les coin de rues et des maoistes dans les montagnes... La circulation est infernale ! Les ruelles etroites, sales et defoncees grouillent des gens, de pousse-pousses, de velos, de motos (enormement) et d autos. Les taxis sont pourris et les minibus a trois roues font sourire.

Tuk tuk nepalais (mini transport collectif)

 La pollution est tres importante pour cette ville d 1 milion d habitants. La riviere est un egout a ciel ouvert chariant plastiques, ordures, restes d abattages ... ce qui fait le bonheur des porcs et des vaches. Si de temps en temps ca sent bon les epices, la plus part du temps ca pue les ordures ( il n y a pas de poubelle !).

Porcs en liberte qui se nourrissent seuls ...

Qu importe, les ruelles sont pleines de maisons anciennes (delabrees), aux superbes encadrements de bois sculpte. A chaque recoin on trouve un petit temple, une statue teintee de rouge ou une grande fontaine sous la protection des Dieux. La population est tres gentille et il n y a pas de harcelement par les enfants ou les mendiants. Certains savent profiter du tourisme : boutiques d artisanat et les nombreuses agences de trekking (quartier de Thamel).

Incontournable Ganesh (tete d elephant) - beni pour la journee !!!

Fontaine, souvent sous la protection des dieux (linga pour Shiva)

 Dans une petite cour un dieu bien viril 

Il y a aussi le centre religieux de la ville Durbar Square qui regroupe les temples les plus importants et qui justifie largement le droit d entree demande aux touristes.

 

Kathmandu Durbar Square sous l averse de fin d apres midi

 

 Le palais de la Kumari (deesse vivante)

Bairava - version de Shiva en colere !

La proche "banlieue" de la capitale a aussi un ensemble de sites interessants : Patan et Baktapur qui etaient rivales de Kathmandu. Il y a aussi le stupa de Swayembuna (monkey temple) perche sur une colline qui domine la ville, celui de Bodnath qui est enorme et entoure de boutiques et de monasteres.

 Enchevetrements au temple de Swayembuna

Arriere de Swayembuna - les drapeaux de priere

Le grand stupa de Bodnath

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