Deroulement d'un voyage autour du globe
Ne pouvant m inscrire pour le camino inca, je me contente d une visite a Choquequirao. Les agences proposent la sortie en 4 jours et 3 nuits pour un peu moins de 200 $. Avec les bus locaux et en negociant personnellement la mule, ca revient a moitie prix ! Apres 3 heures de rampes montagneuses, le bus me laisse a quelques kilometres du village de Cachora. Il y a beaucoup de gens dans les champs pour ramasser le mais et ce qui doit etre des pommes de terre (2.000 varietees !). Il y a aussi de nombreux gosses qui passent leurs journees a surveiller quelques betes au paturage ... Au milieu du vert on trouve quelques parcelles rouge vif et d autres blanches d anis ("capitale mondiale"). Quelques bois d eucalyptus australiens remplacent les arbres indigenes disparus.
Les hautes vallees
Parcelles colorees a 3500 m
Tous au champs
Apres 1 heure de descente j arrive a Cachora : petit village plus que tranquille ! Les plus riches sont les logeurs qui proposent en plus un service d epicerie et les mules pour la randonnee ... Je n ai que l ambaras du choix pour trouver la mule et son muletier (15 $ / j), mais a 6 h du matin le muletier ne veut plus partir ! C est Celestino (celebrite locale) qui regelera le probleme en 1 heure et a 7h30, c est parti pour 25 km de marche.
Maisons en adobe de la tranquille Cachora
Pour eviter de lamentables confusions, je ne pose pas avec la mule !
Un trop beau soleil pour les pentes ...
Les 10 premiers km sont plats a flanc de montagne. Viennent ensuite 6 km de descente pour arriver au rio 1.500 m plus bas. Ce qui est descendu, il faut le remonter et ce sera nettement plus lent pour remonter ces 1.500 m sous un gros soleil ! A chaque etape, Leonidas recoit un verre de mate de coca ou de jus de canne fermentee, pour les touristes c est coca ou l "inca cola". A la pause dejeuner, pendant qu on mange l incontournable thon en boite, des hordes de petits moustiques diurnes se regalent de notre sang. De la taille d un moucheron, ils sont silencieux et indolores pendant qu ils se nourissent mais il laissent de grosses marques et des demangeaisons pour plusieurs jour !
C est dur de remonter la pente apres avoir touche le fond !
Mais les mouches stimulent pour ne pas trop trainer.
A 16 h on arrive au dernier village avant les ruines de Choquequirao. Il n y a que quelques cabanes de terre, pas d electricite et l eau est captee au proximite de la maison. Les gosses de la maison sont tres joyeux et le petit dernier marche a 4 pattes sur la terre battue au milieu des poules et cochons d indes eleves dans la cabane ... moi je dormirai dans la tente ! En chemin on fait escale chez un jeune qui a assez bien reussit pour se construire une maison plus propre. L INC (Institut National de Culture) lui a mis une amende enorme de 30.000 soles pour "construction sauvage". Le gars a attendu le representant local de L INC avec un sabre ... Depuis il est declare dangereux et n a plus de problemes !!! Au passage, l INC si soucieuse de l integration paysagere a construit une serie de gros baraquements en tole et beton tres tres voyants au bord de la riviere ... Les cochons d indes (Cuy), j en mangerai au retour a Cusco. C est bizard de regarder la tete grillee de la bete (yeux, oreilles et dents de rat) pendant qu on dechire l animal pour le manger ...
La maison "trop moderne" qui denature le paysage !
La case a Rosita
Le /04, c est le grand jour... A 7 h on repart pour 1 h de marche vers les ruines. Pas de chance c est couvert et du point de vue, on n observe que quelques terrasses tres etagees entre les nuages. Le site couvre 200 ha et les francais participent activement aux fouilles. Lors de la visite j ai surtout vu une dizaine de locaux armes de sabres pour nettoyer une vegetation qui repousse trop rapidement ! Au rythme actuel, ils ne parviendront jamais a mettre l ensemble du site propre !
Ca s annonce mal !
Les terrasses agricoles de la zone basse
Des faucheurs volontaires mais depasses par l ampleur du chantier
On commence la visite par les terrasses inferieures. C est a cause de ces terrasses en "andains" que les espagnols ont apelles "Andes" les montagnes du pays. C est impressionnant de voir ces murs au bord du precipice pour creer une petite bande cultivable de seulement 2 metres de large ! Les escaliers abrupts qui donnent acces au terrasses sont bordes d un petit canal pour l irrigation ... ils etaient bons cultivateurs et bons hydroliciens ces incas ! On entame ensuite la remontee vers les batiments sur la crete de la montagne. Il n y a que quelques batiments, ce qui m a marque ce sont les pignons des maisons : il y a un assemblage de pierres travaillees (aiguilles geantes) pour fixer le premier etage et la toiture. Plutot que de fixer les poutres dans le mur, ils preferent fixer les bois sur des pierres arrondies qui depassent du mur. On retrouve aussi des petits canaux qui amenent l eau dans la maison avec une petite cuvette de pierre creusees.
Un site tres etendu au milieu de la foret
Des orchidees et des palmiers a 3000 metres !
Sur la crete, seulement quelques batiments
Des pignons qui pourraient etre plus simples !
L eau courante a domicile
On descend de l autre cote de la crete pour voir les fameuses terrasses aux lamas blancs. Se sont encore des petites terrasses pres du vide, mais avec des lamas de pierre blanches incrustes dans les murs. Par chance a partir de ce moment nous aurons quelques moments degages. Le ciel ne se degagera vraiment que quelques heures plus tard quand nous prendrons le chemin du retour !
Des terrasses abruptes
Les lamas blancs
Detail de lama
Au debut j envisageai de faire une belle traversee pour arriver pres du Machupicchu, mais faute de temps je me suis rabattu vers le classique aller-retour. 70 km de marche en 3 jours, ca fait un peu juste comme echauffement mais c est mieux que rien et ca m a rappele que je dois m envelopper les pieds de pansements si je veux eviter les ampoules ...